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Via Atlantica : pour le désenclavement et l'attractivité des territoires

11h00 - 26 janvier 2022
Via Atlantica : pour le désenclavement et l'attractivité des territoires
Guillaume Guérin, président de Limoges Métropole, et Michel Caniaux, vice-président de l'association ALTRO, accompagné de Vincent Brousse, adjoint au maire de Limoges (© Mathieu Fontaine)

Une réunion a permis de présenter le projet ferroviaire de Via Atlantica, soutenu par la communauté urbaine, et d'inviter le gouvernement à lancer une étude de faisabilité sur ce projet majeur pour le désenclavement et l'attractivité des territoires.

La Via Atlantica est un projet ferroviaire mixte (fret et voyageur) qui doit relier l'Europe centrale, via les Alpes et Lyon, à la façade atlantique, qui s'étend de la Bretagne au Portugal.

Désenclavement

Dans le cadre du Réseau Trans-Européen de Transport (RTE-T), la prise en compte du projet « Via Atlantica » permettra de prolonger la ligne nouvelle Lyon-Turin pour qu'elle cesse d'être un « cul-de-sac » sur un axe est-ouest européen inachevé. Sa prolongation naturelle vers la façade atlantique bénéficiera au développement des territoires oubliés du centre de la France : Loire, Allier, Creuse, Haute-Vienne, Puy-de-Dôme... mais aussi Nièvre, Indre, Cher, Corrèze, Dordogne, etc.

Attractivité

Le tracé de ces nouvelles voies au cœur de la France, conçu pour relier entre elles des métropoles régionales importantes (Rennes, Nantes, Bordeaux, Lyon) avec des performances élevées, apportera ainsi aux territoires traversés un équipement de transport efficace avec une rentabilité élevée, stimulant leurs activités. Il aboutira dans les principaux ports de la façade atlantique afin d'élargir leur hinterland vers les Alpes et le centre de l'Europe.

Par ailleurs, cette liaison ferroviaire transversale à haut débit permettra d'éviter des transits existants par la région Île-de-France et le sillon rhodanien, dont les infrastructures sont encombrées, générant des économies d'exploitation et d'énergie par la réduction de 300 km de la distance de Lyon-Bordeaux et de 170 km de celle de Lyon-Hendaye. Cette liaison structure un véritable projet territorial compris dans le triangle Bretagne-Pays-Basque-Lyon : ces territoires pourront ainsi accueillir une partie de la croissance démographique attendue dans les prochaines décennies.

Temps  réduits

Le nouveau tracé de ce plan procurera un temps de parcours performants, comme : Nantes à 45 minutes de Poitiers, Limoges à 2 heures de Paris et à 1 heure de Bordeaux, Clermont-Ferrand à 1 h 05 de Lyon.

Dans le cadre d'un projet global reliant à l'avenir le Lyon-Turin à la façade atlantique et à la péninsule ibérique, ce projet à double voies sera éligible aux subventions européennes. Le projet global exprime également une ambition européenne forte, reliant au-delà de nos frontières les régions dynamiques du Pays basque espagnol au Piémont italien. Il pourra se réaliser par phasage de nouvelles sections avec comme objectif constant l'interconnexion avec le réseau existant pour l'améliorer. Il permettra d'accélérer les relations de Limoges avec Paris et Bordeaux, de Clermont-Ferrand avec Lyon, de Nantes avec Poitiers, de structurer pleinement les nouvelles régions.

Environnement

Le territoire français a besoin d'infrastructures performantes pour atteindre les objectifs du Pacte Vert européen qui est d'opérer un report modal massif de la route et l'aérien vers le ferroviaire aux horizons 2030 et 2050. Ce projet entraînerait également une baisse de la facture énergétique.

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