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Fabienne Balussou, une préfète au parcours atypique

14h00 - 11 novembre 2021
Fabienne Balussou, une préfète au parcours atypique
Fabienne Balussou arrive en Haute-Vienne « avec humilité mais avec une certaine expérience pour être opérationnelle rapidement » - ©

Depuis le 7 octobre, Fabienne Balussou est la nouvelle préfète de la Haute-Vienne. Celle qui succède à Seymour Morsy a pris ses fonctions le 25 octobre dernier.

Fluette, toute de noir vêtue, sa sobriété donne encore plus d'éclat au large sourire qu'elle arbore. Fabienne Balussou est la nouvelle préfète de la Haute-Vienne. Âgée de 48 ans, elle est mariée et a trois enfants (sa famille l'a suivie dans sa nomination haut-viennoise).

Dans le salon de sa résidence à la Préfecture, elle semble détendue pour une présentation succincte mais révélant bien les qualités de la nouvelle représentante de l'État dans le département : « J'ai un parcours atypique avec une première vie professionnelle dans l'administration pénitentiaire à Rouen, à la Santé à Paris, à Dijon. Ensuite, j'ai eu l'opportunité de me tourner vers le ministère de l'Intérieur. J'ai par la suite exercé tous les métiers du corps préfectoral jusqu'à mon premier poste de préfète en Haute-Saône ».

Confiant ne pas connaître la Haute-Vienne, hormis Oradour-sur-Glane, ayant visité le village martyr lorsqu'elle était enfant, elle avoue : « J'arrive avec humilité mais avec une certaine expérience pour être rapidement opérationnelle et accompagner les projets du territoire ». À ce titre, plusieurs dossiers sont actuellement sur son bureau : désenclavement, infrastructures (RN 147, A 147, POLT...), agriculture... « J'ai l'habitude de prendre le temps et d'écouter les acteurs du territoire, les élus, tout en ayant un éclairage des services compétents de l'État, puis de prendre des décisions quand il le faut », explique celle qui portera donc les politiques gouvernementales avant le début du devoir de réserve pré-élections présidentielles. Comme à l'échelon national, la sécurité routière et la sécurité au quotidien avec la lutte contre les violences intrafamiliales lui tiennent particulièrement à cœur.

Féminisation

Elles sont donc quatre préfètes. Salima Saa en Corrèze, Virginie Darpheuille en Creuse, et Fabienne Balussou en Haute-Vienne, ainsi que Fabienne Buccio pour la région Nouvelle-Aquitaine.

Parmi les 132 préfets en poste sur le territoire français, 38 sont aujourd'hui des femmes, soit 29 %, selon les chiffres arrêtés au 15 juin 2021. Une féminisation débutée en 2012, date à laquelle Nicolas Sarkozy a fait adopter une loi - dite « Sauvadet » - qui change la donne. Le texte impose un taux minimum de chaque sexe parmi les personnes nommées pour la première fois aux principaux emplois de l'encadrement supérieur de l'État. Objectif : 40 % à partir de 2017. Mais on peut aussi parler d'un « effet Macron » avec l'accélération très nette de la féminisation du corps à partir de 2017.

« J'ai la conviction profonde que c'est notre travail qui nous rend légitime, crédible et audible. Quand on s'adresse à moi, on s'adresse à une préfète de par mon attitude, mes compétences et mon travail », conclut madame la préfète.

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