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Des étudiants obligatoirement masqués

12h00 - 17 septembre 2020
Des étudiants obligatoirement masqués
Dorénavant, les étudiants ne pourront plus évoluer même en extérieur sans masque - ©

C'est enfin la rentrée pour quelque 20 000 étudiants à l'université de Limoges, dont les bancs étaient désertés depuis près de six mois.

En présentiel ou en distanciel... Quand les équipes de l'université de Limoges ont préparé cette rentrée 2020 il y a plusieurs mois, impossible de savoir quelles seraient les restrictions sanitaires et les mesures gouvernementales.
Une seule priorité : offrir des conditions optimales de travail, quelle qu'en soit la forme.

« La crise sanitaire que nous traversons conduit à nous questionner, à nous remettre en cause, à nous interroger : sur nos modalités de travail, d'enseignement, notre organisation, nos missions, nos responsabilités à l'égard de ceux qui ont fait le choix de notre établissement pour y étudier, y travailler...

Plus fondamentalement encore, notre manière d'être aux autres, nos relations sociales ont été mises à mal », analyse Alain Célérier, le président de l'université.

Depuis le 1er septembre, étudiants, stagiaires, apprentis doivent donc appliquer scrupuleusement les gestes barrière pour éviter la propagation du Covid-19. Le port du masque est obligatoire en toutes circonstances en espace clos et en plein air (aux abords des bâtiments et plus globalement dès l'entrée sur les campus universitaires). Les masques sont à la charge des usagers. Pour les étudiants en difficulté financière, le CROUS dispose d'aides spécifiques. L'accès aux bâtiments est interdit à toute personne ne portant pas de masque. Des sanctions disciplinaires peuvent être appliquées le cas échéant.

La distanciation physique doit être respectée toutes les fois où cela est possible. Le lavage des mains avec du savon ou du gel hydro-alcoolique doit être fait très régulièrement (une attention particulière sera portée au maniement des objets partagés).

Déplacements limités

Les emplois du temps ont été construits afin de limiter au mieux les déplacements (affecter les groupes d'étudiants dans la même salle au moins par demi-journée), d'échelonner les débuts et fin de cours pour réduire les attroupements et mieux gérer les flux dans les couloirs et au restaurant universitaire notamment, et de regrouper les enseignements qui sont réalisés à distance sur des demi-journées pour réduire d'autant la présence de ces étudiants sur les campus.

TD/TP

La désinfection de l'espace de travail en TD et TP sera faite par les étudiants et l'enseignant en début et fin de séance (essuie-tout et solution désinfectante fournie), avec désinfection des mains et /ou des appareils communs en TP et salle informatique. Il est conseillé aux étudiants de venir avec leurs propres casques pour les cours de langues.

Déjà des cas

« Il y a quinze jours, quatre à cinq cas ont été déclarés. L'important est de casser les chaînes de contamination. Toutefois, si une recrudescence des cas survenait, formant ainsi des foyers de contamination, alors nous serons amenés à fermer une promotion, un département ou l'université en entier », confie Alain Célérier. Selon toute vraisemblance, des tests salivaires devaient arriver à la fin du mois de septembre.

Même si les étudiants seront certainement disciplinés, le confinement ayant été souvent difficile à vivre pour cette population dynamique, qui vit généralement dans de petits logements, reste en suspens et à la bonne intelligence de chacun l'organisation des fameuses soirées étudiantes. Des jeudis (car c'est souvent ce jour de la semaine qui est choisi) qui malheureusement pourraient rapidement devenir synonymes de clusters.

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