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T'as envie d'écouter du Goldman ? Va voir Goldmen

07h00 - 23 novembre 2023 - par Info Haute-Vienne
T'as envie d'écouter du Goldman ? Va voir Goldmen
« Nous sommes comme un pansement car le public a besoin d'écouter du Goldman en live » (© Sorenza photography)

Goldmen, le tribute 100 % Goldman, est en concert au Zénith de Limoges, le samedi 9 décembre. Entretien avec Alain Stevez, alias JJG.

Comment est née l'aventure Goldmen ?

En 2010, alors que j'étais chanteur de bal et dans les cafés-concerts, je cherchais à faire un hommage qui pouvait fonctionner. Un pote me lance : « Tu devrais faire Goldman ». Et soudain, je me dis : « Mais, Goldman, je connais tout son répertoire par cœur » alors même que je ne l'avais jamais chanté. Peut-être inconsciemment par respect. Je fais quelques recherches pour savoir si des tributes Goldman existent et je constate que très peu de personnes le proposent en France. Il y avait finalement une place à prendre.

Comment s'est constitué le groupe ?

Nous étions tous des amis d'enfance, certains ont aujourd'hui été remplacés par des musiciens que nous connaissions d'avant. Il y a également mon fils. Nous ne sommes donc pas un groupe issu d'un casting : c'est certainement ce qui fait notre force. Jusqu'en 2017, nos prestations, alors gérées par un agent, étaient achetées par des mairies, des associations, des petites salles de spectacles et petits festivals, des fêtes votives... Ça marchait très bien jusqu'au jour où nous avons rencontré Philippe Tassart de Ginger Productions. On a passé un cap.

Votre ressemblance avec Jean-Jacques Goldman est troublante tant au niveau vocal que physique...

Au tout début, je portais une perruque, ayant déjà sa morphologie. Je pense qu'il y a plutôt un « silhouettage » qu'une ressemblance : je ne suis pas vraiment un sosie de Jean-Jacques. Quoique, j'ai retrouvé une photo de moi à 18 ans, et... il y avait déjà quelque chose ! Vocalement, je chante plus timbré à la base : aussi, j'ai changé ma façon de chanter en diffusant l'air différemment dans mes résonateurs. C'est ma botte secrète !

Quelle est votre chanson préférée ?

Il suffira d'un signe. C'est une chanson « physique » qui demande beaucoup d'air et de concentration. Ou encore Le Coureur et Juste après pour les textes.

Jean-Jacques Goldman ne s'est pas produit en concert depuis 2004 et a pris sa « retraite » en 2016. Ce tribute est une façon de lui rendre hommage ?

Nous sommes comme un pansement voire un placebo car le public a besoin d'écouter du Goldman en live, d'entendre ses chansons. En fait, on comble un manque. Jean-Jacques en a conscience mais ce n'est pas pour autant qu'il reviendra sur scène.

En janvier dernier, un sondage Ipsos l'a classé « personnalité préférée des Français » pour la 12e année consécutive...

Il est inlassablement dans le cœur des Français, toujours présent sans être là.

L'avez-vous déjà rencontré ?

Oui en 2014 dans le cadre des Rencontres SACEM, dont je suis membre. Je l'ai croisé à l'extérieur et je l'ai remercié, car si nous sommes là, c'est grâce à lui. Il m'a répondu : « Je n'y suis pour rien ». Puis, nous sommes rentrés ensemble dans la salle et je lui ai dit sans hésitation : « Ça va être bien cette conférence sur les auteurs-compositeurs », il m'a rétorqué : « Qu'est-ce que je vais bien pouvoir leur dire ? ».

Il a été élogieux à votre égard ?

Il a écrit à une de nos amies : « Je connais les Goldmen. Bon esprit. Bons musiciens. J'adore que ces chansons soient reprises ». Non, pas « mes chansons » mais « ces chansons »... comme si ce n'était plus les siennes. Des propos confirmés par Michael Jones, avec qui nous sommes toujours en contact.

On dit que les tributes sont à la mode. Qu'en pensez-vous ?

Avec les tributes-bands, on est dans une époque de nostalgie. Tout ce qui est créé aujourd'hui l'est sur des bases déjà existantes, car on a fait le tour de la variété. Le public veut revenir aux sources, en réentendant ce qu'il écoutait plus jeune, tout en le faisant connaître aux ados. Lors de nos concerts, nous avons quatre générations dans la salle : les gamins adorent autant Goldman que les parents et les grands-parents.

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