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La Région Nouvelle-Aquitaine oriente, aide, et accompagne

09h25 - 25 janvier 2023
La Région Nouvelle-Aquitaine oriente, aide, et accompagne
Pour Karine Desroses, les ERIP répondent vraiment aux besoins quels que soient l'âge ou le statut (© Alban Gilbert/Région Nouvelle-Aquitaine)

La Région Nouvelle-Aquitaine mène de nombreuses actions et dispose de multiples dispositifs pour promouvoir la formation professionnelle et l'apprentissage, dont la vice-présidente Karine Desroses, est chargée.

Quelle est la politique menée par la Nouvelle-Aquitaine en termes de formation professionnelle ?

La formation professionnelle et l'apprentissage ont toujours été importants pour le président Alain Rousset, pour tous les élus et bien sûr moi-même étant épouse d'un artisan pâtissier-chocolatier et présidente de la Chambre de métiers de la Vienne.

Pour la formation professionnelle, nous avons établi de nombreux dispositifs, comme l'habilitation de service public mise en place en 2019, pour aider les demandeurs d'emploi les moins qualifiés, rencontrant des difficultés d'insertion ou d'apprentissage (sans conditions), autour de deux axes : un socle de compétences et un premier niveau de qualification. L'objectif est de leur réapprendre les bases dans les langues, les mathématiques... tout en les formant à un métier, entre autres, dans des secteurs en tension. En Haute-Vienne, six organismes de formation mettent en œuvre le SPRF. De plus, des rencontres avec les filières sont organisées. L'objectif est d'étudier les besoins des territoires, des entreprises ainsi que des secteurs, en termes de formation et d'emploi, afin de pouvoir orienter les demandeurs d'emploi vers des secteurs qui recrutent (agriculture, sanitaire-social et animation sportive pour la Haute-Vienne), tout en participant à l'économie régionale et locale. Enfin, les ERIP (espaces régionaux d'information de proximité), qui regroupent tous les partenaires tels que les missions locales, Pôle emploi... ont pour but d'accueillir et d'accompagner, sans conditions, chaque personne dans ses recherches d'orientation et ses demandes d'information, quel que soit son âge en lui trouvant le partenaire idoine. Dans le département haut-viennois, les ERIP sont situés à Limoges, Saint-Junien, Saint-Yrieix-la-Perche et Bellac. Leur budget est passé de 1M€ à 1,4M€ car nous croyons profondément en ces espaces, qui fonctionnent, qui répondent vraiment aux besoins et qui proposent immanquablement une solution.

À ce titre, qu'en est-il du budget alloué à la formation professionnelle ?

Actuellement, à l'instar des autres collectivités, la Nouvelle-Aquitaine a un budget un peu « compliqué » face à la flambée du coût des carburants avec les transports des jeunes, par exemple. À la Région, nous avons voté l'augmentation de l'enveloppe pour le chauffage des lycées tout en refusant de revoir à la hausse le prix des repas. Aussi, nous avons dû faire des arbitrages*. Par ailleurs, nous sommes en train de travailler sur un pacte pour une aide à la mobilité, le logement, la garde d'enfants... qui peuvent être des freins à une formation. Il sera inscrit au CPRDFOP (Contrat de Plan régional de développement des formations et de l'orientation professionnelles).

En parallèle, la Région demeure très attachée à l'apprentissage...

Même si depuis septembre 2018, nous avons perdu la compétence apprentissage avec la loi Pénicaud « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel », ce que je regrette vivement, l'objectif est toutefois de continuer à investir. Une stratégie dédiée a été créée à cet effet avec un label régional « l'apprentissage en Nouvelle-Aquitaine ». Nous comptabilisons 143 organismes de formation d'apprentis au niveau néoaquitain, dont 16 en Limousin pour 45 000 apprentis (5 400 en Creuse, Corrèze et Haute-Vienne). La carte contractuelle des formations par apprentissage, pour pouvoir investir dans des formations et des parcours, constitue le deuxième levier. Auparavant, lorsque la Région finançait, nous avions une vision globale du maillage territorial. Aujourd'hui, l'apprentissage est géré par France Compétences et nous observons une multitude de CFA qui s'ouvrent en étant en concurrence les uns avec les autres. En fait, nous allons vers la mort de petits CFA ruraux. En dernier lieu, le troisième levier est l'investissement tant dans les bâtiments que les plateaux techniques pour que les jeunes puissent avoir des plateaux techniques dignes de ce nom afin d'être formés le mieux possible, comme au CFA « Le Moulin Rabaud » à Limoges, où on investit dans la filière automobile.

*Budget détaillé en page 13.

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