Le téléfilm Oradour sera diffusé sur TF1 le 24 septembre
Après la diffusion fin août sur RTL Belgium, TF1 a décidé d'avancer la sienne au 24 septembre, prenant de court l'organisation d'une avant-première.
Fidèle à la promesse faite lors de sa venue en septembre dernier, Matt Pokora avait trouvé un créneau dans son agenda pour organiser une projection en avant-première du téléfilm Oradour, tourné en Belgique durant le printemps. « Il devait venir le 30 septembre, nous avions même réservé une salle du Ciné Bourse », indique Benoît Sadry, le président de l'association des familles de martyrs.
Mais, contre toute attente, la chaîne RTL Belgium, l'un des coproducteurs, a décidé de diffuser le téléfilm le 30 août, obligeant TF1 à avancer la sienne au 24 septembre. « J'ai été prévenu par Pierre Aknine, le réalisateur, qui était très contrarié. Maintenir la soirée du 30 n'avait plus de sens. Nous avons jugé préférable de prendre le temps de caler un nouveau rendez-vous avec Matt Pokora, qui tient à revenir chez nous pour échanger à nouveau avec les habitants et recueillir leurs impressions. La production nous a envoyé un lien pour que nous puissions quand même le visionner », poursuit Benoît Sadry.
Depuis sa diffusion, le téléfilm est disponible en replay sur la plateforme RTL Play qui n'est accessible que depuis la Belgique, sauf si on installe un VPN, qui lui fera croire que c'est le cas.
Plausible mais...
Nous avons également regardé les deux épisodes de ce téléfilm. Comme le précise le texte en préambule, « ce récit s'inspire d'événements réels, certains faits ont été modifiés et des personnages inventés ». L'essentiel de la fiction évoque donc la romance entre Philippe Gerbier, officier des Forces françaises libres, incarné par Matt Pokora, et Marie, celle qu'il convoitait, dix ans plus tôt. La famille de cette dernière n'acceptant pas ce mariage, les deux amoureux ont été séparés. Le hasard voudra que Philippe soit parachuté en Limousin et qu'il retrouve Marie (Caroline Anglade) quelques jours avant le massacre. Hormis le fait que l'architecture des habitations du Nord ne correspond pas vraiment à celle du Limousin, le scénario est plausible, si on fait abstraction de certains détails. « Ce film a le mérite de faire connaître le drame à la jeune génération. J'ai accompagné Matt Pokora lors de ses visites et sa rencontre avec Robert Hébras. Je l'ai trouvé très sincère dans sa démarche », se souvient Philippe Lacroix, le maire.
« L'important c'est d'avoir obtenu la réalisation d'un documentaire qui retracera la réalité du massacre du 10 juin. Même s'il n'a pas été diffusé en Belgique, il fera partie de la trilogie, lorsqu'il sera disponible sur les plateformes internationales. Et maintenant, c'est à nous d'être bons pour continuer à distiller notre histoire. La diffusion va sûrement donner l'envie aux téléspectateurs de venir voir le village et cela correspondra avec la réouverture du Centre de la Mémoire », insiste Benoît Sadry, qui s'est surtout concentré sur le dernier quart d'heure, celui qui relate l'encerclement du village et le massacre : « La réalité des faits est globalement bien respectée. Certaines scènes peuvent surprendre, comme lorsqu'Adolf Diekmann chante, seul dans l'église. Mais d'après Andrea, l'historienne allemande, il s'agit d'une chanson très populaire dans les années quarante, en Allemagne, c'est donc plausible ».
Cette évocation du martyr vécu par les 643 victimes, avec le rassemblement sans ménagement de la population, ce qui traduit bien la violence des SS, la chronologie du massacre, la crédulité de certains habitants, respecte assez fidèlement le déroulement des dernières heures du village martyr. Mais, pour en juger, il faudra être devant son téléviseur, le 24 septembre prochain.



0 commentaires