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Paulette et Jean-Baptiste prouvent que l'amour n'a pas d'âge...

06h15 - 12 février 2026 - par Info Haute-Vienne
Paulette et Jean-Baptiste prouvent que l'amour n'a pas d'âge...
Jean-Baptiste et Paulette forment un « jeune » couple

Paulette et Jean-Baptiste, respectivement 87 et 90 ans, sont en couple depuis moins d'un an. Une belle histoire d'amour inattendue.

Ils ne se lâchent pas la main, se lancent des regards complices, et finissent mutuellement leurs phrases... Ils pourraient avoir 25 ans, l'âge où on se « met en couple » en profitant de la belle vie, des sorties, des copains et des copines... Mais Paulette et Jean-Baptiste sont de ces amoureux d'un autre temps, on pourrait même dire d'un autre siècle.

Du haut de leurs 87 et 90 printemps, ils n'ont pas fait connaissance sur leur lieu de travail, ni dans une soirée ou via un site internet, mais dans la salle commune de leur résidence seniors Domitys à Limoges. Tous les deux veufs, ils se sont installés dans un appartement à quelques mois d'intervalle.

Des sourires comme un signal...

« Quand elle me souriait, je croyais que c'était pour un autre. Lors de l'anniversaire d'un résident, nous nous sommes rapprochés et nous avons discuté. Puis, je l'ai invitée dans un restaurant gastronomique à Bonnac-la-Côte. Un vrai premier rendez-vous. Je souhaitais mieux la connaître, mais ses sourires, c'était un signal ! », lance le nonagénaire.

« Je m'étais pomponnée et faite jolie. J'ai eu l'impression d'avoir rajeuni et d'être encore capable de séduire. Je ne pensais plus ressentir ce genre de choses », ajoute Paulette.

Après un repas alimenté d'échanges chaleureux sur leurs anciennes vies, sur les enfants... « elle a voulu me remercier en me faisant une bise sur la joue, mais j'ai tourné la tête et ses lèvres ont fini sur les miennes. Il y avait déjà une attirance, lance coquin Jean-Baptiste. Tout allait de soi, on ne s'est pas posé de questions et la relation est devenue plus intime ».

L'œil badin, il confie : « A nos âges, on ne fait plus l'amour, on fait la tendresse, avec du plaisir, des caresses. On ne parle pas suffisamment de la sexualité chez les personnes âgées ». En couple, tout en demeurant indépendants, chacun conservant son logement et ses activités tout en en partageant certaines, les amoureux se retrouvent tous les jours et ont programmé des voyages, n'hésitant pas à se projeter « car c'est une relation en CDI », s'amusent-ils ayant déjà prévu un restaurant pour le 14 février.

Des compliments et des éloges

Elle coquette et lui fringant, ils ne tarissent pas d'éloges l'un sur l'autre : « J'aime sa présence, notre bonne entente sur tous les sujets. Quand le dimanche, elle est chez ses enfants, elle me manque. Alors je l'appelle quand elle rentre. Je n'étais pas habitué à tout ça et maintenant je cherche en permanence sa main, même pour aller à l'ascenseur ». Elle apprécie « sa gentillesse, sa galanterie, ses attentions... Quand j'ai une mauvaise nouvelle, je lui téléphone et on en parle. Aujourd'hui, je suis épanouie alors qu'au début, j'étais sur mes gardes car j'ai souffert dans ma vie conjugale ».

Des barrières que Jean-Baptiste a su faire tomber, même s'il admet qu'il ne s'attendait pas du tout à rencontrer quelqu'un ici ayant emménagé dans la résidence par envie de changement, et qui taquine sa dulcinée : « Mais tu as foncé dans notre relation à fond la caisse ! ».

Il n'est jamais trop tard

Loin d'un quelconque consumérisme sentimental qui zappe l'autre au moindre problème, d'une jeunesse éphémère qui ne nourrit pas le cœur, Paulette et Jean-Baptiste donnent de l'espoir à tous ceux qui, quelle que soit leur génération, cherchent leur moitié. Tous ceux qui se disent qu'il est trop tard pour que leur cœur (re)batte la chamade...

À quelques jours de la Saint-Valentin, une fête devenue bien trop commerciale, ces seniors nous prouvent par leur « sagesse », leur bienveillance et leur chaleur humaine, qu'il n'est jamais trop tard pour affoler un palpitant...

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