Ouverture de 2e séquence de l'exposition Sans contrefaçon — Anatomie d'un vêtement au Frac-Artothèque
Faisant suite à la proposition de Catherine Texier en novembre 2024 de déployer un programme curatorial en séquences sur près d'une année, Marianne Derrien a proposé un projet de recherche intitulé : Sans contrefaçon / Anatomie d'un vêtement, dont la 2e séquence ouvre le 24 septembre.
Par son lien avec l'artisanat, la mode, et le patrimoine, l'histoire du vêtement — à la fois industrielle et ouvrière — nous renseigne autant sur les techniques que sur les chaînes de production, domestiques ou manufacturées, qui sont à l'oeuvre. En se saisissant de la question des matières premières ainsi que de l'économie liée à la production et au commerce des textiles, cette exposition ajoute à ces dimensions fondamentales celles des enjeux environnementaux, des processus de transformation et de circulation — locale ou globale — ainsi que de l'exploitation des ressources.
L'exposition prend sa source dans l'histoire même du bâtiment du Frac-Artothèque, auparavant grand magasin de tissu et de vêtement. Pensée en dialogue avec les collections, elle articule la présence du vêtement dans les pratiques des artistes, qu'il soit envisagé comme un vecteur d'identité ou comme une seconde peau. Elle réunit différentes générations d'artistes de la collection ainsi que d'autres conviés pour l'occasion.
Plusieurs séquences
Désireuse de porter un regard renouvelé sur les collections, l'exposition est constituée en plusieurs séquences incluant des focus monographiques consacrés à Nil Yalter, Marina Faust, Marinette Cueco ou Pauline Curnier Jardin. À l'opposé d'un échantillonnage des différentes pratiques, elle s'attache à construire des ensembles représentatifs pour chacun des artistes en l'enrichissant par de nombreux prêts.
La deuxième séquence ouvrira le 24 septembre. Ce nouvel accrochage renouvelle le regard porté sur la thématique du vêtement, à travers six artistes : Carla Adra, Michel Journiac, Alexandra Bircken, Roy Köhnke, Jessica Stockholder et Nil Yalter. Leurs œuvres explorent les relations entre corps, matières, objets et identités. Après une première séquence centrée notamment sur les usages du vêtement et ses dimensions intimes et sociales débutée le 12 juin, ce second volet envisage davantage le bâtiment comme un corps, avec ses peaux, ses tissus, ses entrailles et ses flux. Une nouvelle expérience de visite, où les œuvres et l'architecture se rencontrent dans un dialogue étrange et charnel.
Vernissage le 24 septembre à 18h30.



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