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Axel Bauer allume la lumière à Limoges

05h00 - 18 septembre 2026 - par Info Haute-Vienne
Axel Bauer allume la lumière à Limoges
Axel Bauer mêle douceur et poésie ainsi qu'intensité et rock'n'roll (© Yann Orhan)

Axel Bauer sera en concert le 21 octobre à 20h au Grand Théâtre à Limoges. Interview de l'artiste.

Vous êtes en concert à Limoges dans le cadre de votre tournée « Grand 8 » pour présenter votre huitième album solo éponyme. Comment le définiriez-vous ?

Quand je fais un album, je pars sur une série de chansons sans trop réfléchir. J'essaie de voir où ça m'emmène. A mi-chemin, je me suis rendu compte qu'il y avait deux grandes tendances avec des balades extrêmement posées, poétiques, et des morceaux très énergiques et très rock'n'roll, qui me font penser à la période Éteins la Lumière, par exemple, dans les années 90. Ces deux pôles se retrouvent sur la pochette, où je me regarde un peu à l'endroit, à l'envers, et qui me rappelle cette image du Grand 8, où on est un peu entre vitesse et lenteur, entre intensité et relaxation. Enfin, si tant est qu'on soit relaxé sur un Grand 8 !

Il y a un côté un peu provoc' avec Merde à la mer, le duo avec Brigitte Fontaine ?

Avec Brigitte, ce n'est pas vraiment une provocation gratuite, c'est plutôt une poésie de l'absurde. Parce que déjà, c'est un peu absurde de dire « Merde à la mer », puisqu'elle ne va pas vous répondre. Brigitte étant Bretonne, elle aime beaucoup la mer. Merde à la mer n'est pas une chanson sur la mer en particulier mais sur les clichés. Je pense qu'elle fait référence à la chanson La mer, le plus grand tube de Charles Trenet, puisque le texte qu'elle a écrit débute par « La mer qu'on voit danser... », qui est la première phrase de Charles Trenet. C'est une sorte de provocation qui pousse à réfléchir sur ce qu'est la mer, qui est souvent utilisée de façon poétique pour parler de l'entrée dans l'inconnu, la solitude, la beauté des flots, le danger...

Ce dernier opus réunit 14 titres. Retrouve-t-on des thèmes récurrents ?

Si j'observe ma production depuis des années sur les albums, il y a effectivement des thèmes que j'ai abordés souvent, comme le lâcher-prise, ou une certaine forme de liberté également. J'étais beaucoup dans une quête spirituelle. S'en aller tout quitter parle un peu de se trouver soi-même. Cette exploration était importante pour moi. Puis, il y a toujours des chansons d'amour même si j'en ai fait moins. J'essaie d'éviter les thèmes politiques. Quand on fait des chansons trop ancrées dans le présent, elles ne vieillissent pas très bien.

On sait que vous avez un univers... Est-ce qu'aujourd'hui, dans le flot de toute la chanson française de la nouvelle génération, vous trouvez votre place ?

Ma place, c'est... « Where I lay my feet is my place », donc « Où je mets mes pieds, c'est ma place ». Ma place, c'est d'être dans mes chaussures. Je n'ai pas l'impression d'être décalé. Je pense que ma place, je l'ai depuis que je suis arrivé. Je ne me pose pas de questions.

Chercher une place, ce n'est pas terrible. C'est une fausse quête. C'est comme vouloir être connu. C'est stupide. Pour quoi faire ? Pour avoir une place au restaurant ? Je pense qu'il y a des jeunes artistes qui sont dans cette quête, qui recherchent la célébrité, etc. Vouloir faire connaître sa musique, ce n'est pas négatif alors que vouloir être connu, c'est suspect, quand même. Je ne connais personne qui sorte une chanson en se disant qu'il va faire cette chanson que tout le monde va détester, par exemple. Toutefois, je pense qu'il y a des gens qui font ce métier pour être connus. Ils ont peut-être besoin d'argent pour partir s'installer à Dubaï (rires).

Comment se passe votre tournée ?

Très mal, il n'y a personne (rires). La tournée a commencé fin février. Ensuite, on a fait la saison des festivals et maintenant, on attaque vraiment toutes les grandes villes : Lyon, Toulouse, Lille, Bordeaux, Poitiers et... Limoges. Sans oublier le Casino de Paris le 3 décembre. Jusqu'à présent, toutes les dates étaient complètes, mais à Limoges, il reste encore des places !

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