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Adapter nos maisons aux aléas climatiques (Supplément bio / transition écologique)

06h00 - 05 avril 2026 - par Info Haute-Vienne
Adapter nos maisons aux aléas climatiques (Supplément bio / transition écologique)
Dans les zones soumises à de fortes chutes de neige et de verglas, certains matériaux sont recommandés pour encaisser les variations de température

Pour durer dans le temps et garder leurs occupants en sécurité, les maisons doivent désormais être pensées pour faire face au dérèglement du climat. Lieu d'implantation, aléas météorologiques, fondations, matériaux...

La première chose à prendre en compte pour la pérennité d'une maison est son emplacement et la nature du terrain. Des fondations spécifiques seront nécessaires selon qu'elle se trouve proche de la mer ou d'une rivière pouvant être en crue ou en zone inondable ou sismique. Pour pouvoir résister aux tremblements de terre par exemple, les logements doivent avoir une structure renforcée parasismique. Les éléments tels que la nature du sol ou la forme du bâti sont notamment détaillés dans la réglementation Eurocode 8.

De même, le plan local de prévention du risque d'inondation (PPRI) donne des indications et précautions sur les caractéristiques essentielles pour résister aux crues, comme la création d'aménagements pour faciliter l'écoulement des eaux, la surélévation du plancher habitable, l'implantation de l'habitation sur la partie du terrain la moins exposée, ainsi que les matériaux et types de fondations à envisager pour éviter les remontées capillaires et l'apparition d'humidité. Pour les maisons déjà construites, il est possible d'installer des batardeaux sur les portes, des clapets anti-retour sur le système d'eaux usées ou une pompe submersible en sous-sol.

Résister aux températures

Face aux canicules estivales et aux vagues de froid hivernales de plus en plus intenses, les maisons sont souvent sujettes à de la surchauffe et de forts refroidissements. Dans un cas comme dans l'autre, des bonnes isolation et inertie thermiques seront vos meilleures alliées. L'idée est que votre logement puisse stocker et redistribuer la chaleur de manière diffuse, pour résister aux variations de températures extérieures, mais aussi que le bâtiment mette un certain temps à se réchauffer en été et à se refroidir en hiver.

Les matériaux lourds et denses, comme la pierre, sont particulièrement efficaces en la matière. Le béton et la brique pleine le sont également, ou l'argile pour une version plus écologique. Lorsque vous choisissez vos matériaux, pensez à prendre en compte leur déphasage thermique, soit la durée mise par la chaleur pour les traverser. Ce déphasage est essentiel pour redistribuer la chaleur au meilleur moment.

Pensez également à bien isoler l'ensemble de votre maison, les murs, les combles, le toit et le sol, et privilégiez les fenêtres à faible émissivité ou en double vitrage avec des joints d'étanchéité en bon état.

Cherchez à lutter contre toutes les déperditions et les ponts thermiques. Plutôt que des murs traditionnels étanches, vous pouvez aussi opter pour des murs perspirants pour une meilleure régulation de l'humidité.

Enfin, la création d'ombre sur les surfaces de terrasse ou les murs de la maison, par le biais d'une pergola ou de végétaux, peut apporter de la fraîcheur lors des périodes chaudes.

Faire face aux aléas

Si le terrain se trouve en bordure de forêt ou de bosquet, il peut être intéressant de se tourner vers des matériaux ignifugés.

Dans les zones soumises à de fortes chutes de neige et de verglas, certains matériaux sont recommandés pour encaisser les variations de température et les cycles de gel et dégel. Les toitures en forme pentue plutôt que plate permettent d'évacuer la neige rapidement et de réduire les risques d'effondrement de la toiture. Pour plus de sécurité, installez aussi des pare-neige et entretenez vos tuiles et gouttières. Il existe d'ailleurs des dispositifs antigel et câbles chauffants pour protéger votre toit.

Quant aux façades exposées aux forts vents, vous pouvez y ajouter des bardages protecteurs, un revêtement extérieur qui agit comme un bouclier. Les végétaux dont les haies brise-vent peuvent également vous venir en aide.

Quid de l'énergie ?

Un logement résilient peut fonctionner en cas de panne de courant, grâce à sa propre énergie issue de panneaux photovoltaïques ou d'éoliennes domestiques, ou via des générateurs, mais aussi en mettant en place des systèmes manuels, par exemple pour pouvoir fermer ou ouvrir ses volets roulants sans électricité, ou des chauffages à base de bois ou pelés pour continuer de se chauffer.

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