Besoin de rien, envie... des années 80 !
« Les Années 80, la tournée » sera au Zénith le samedi 6 juin à 20h. Lio, Plastic Bertrand, Jean Schultheis, Lââm, Boney M Legend, Pedro Castano, Christian de Raft... ainsi qu'Éric Fettweis de Partenaire Particulier et Sloane. Interview croisée de ces deux derniers à quelques jours de leur passage à Limoges.
Pourquoi avoir accepté d'intégrer cette tournée ?
Éric Fettweis : Comment refuser une tournée d'une quarantaine de dates dans des Zéniths ? C'est une grande fête non seulement pour le public, mais aussi pour les artistes. On passe un super bon moment.
Sloane : Les tournées, c'est formidable ! C'est une bande de copains qu'on retrouve dans de bonnes conditions, avec une bonne prod, de bons musiciens et techniciens. Et surtout Hugues Gentelet, le producteur, m'a donné ma chance toute seule par rapport au duo.
Combien de morceaux reprenez-vous sur scène ?
E.F. : Il y a évidemment le tube Partenaire Particulier, ainsi que des reprises de tout le courant new wave anglais qu'on aime beaucoup, et qu'on refait découvrir au public avec plaisir.
S. : Je reprends Besoin de rien, envie de toi et le public chante les couplets, le refrain avec moi... ainsi que des medleys disco avec Où sont les femmes de Patrick Juvet, un autre plus rock'n'roll où je chante Cuba des Gibson Brothers, un de Mylène Farmer et aussi un de Jean-Jacques Goldman.
Est-ce une façon de maintenir le lien avec le public ?
E.F. : Oui effectivement, même si on donne aussi des concerts dans d'autres cadres. Avec cette tournée, on va à la rencontre de nombreux spectateurs.
S. : C'est exactement ça. Ce qui nous tient, nous les artistes, c'est le public. Si le public n'est pas présent, nous ne sommes pas sur scène. Nous avons un grand respect pour le public : on lui donne de l'amour qu'il nous redonne en échange. Pour moi, le public, c'est toute ma vie !
Comment expliquez-vous le succès indémodable des tubes des années 80, et donc les vôtres, notamment auprès de jeunes qui n'ont pas connu cette décennie ?
E.F. : C'est une question que je me pose depuis longtemps, et franchement, je ne suis pas sûr d'avoir la réponse ! J'ai des enfants assez jeunes et en effet, leurs copains connaissent tous ma chanson par cœur. Les paroles doivent peut-être jouer, car elles sont assez intergénérationnelles. Lors du spectacle, les familles sont réunies : les grands-parents, les parents et les enfants chantent ensemble du début à la fin et c'est formidable.
Peut-être étaient-ce des années plus joyeuses ?
E.F. : Musicalement, c'étaient des années pleines d'insouciance. Chaque artiste avait son univers. C'était beaucoup moins formaté que ce qu'on peut entendre aujourd'hui, où tout le monde fait plus ou moins la même chose. Nous avons tous une certaine nostalgie de notre jeunesse, donc forcément, on aime bien regarder en arrière, et on se dit que c'était plus sympa à l'époque. Mais je pense qu'il y a quand même un truc spécial pour les années 80 !
S. : Dans les années 80, il y avait une certaine insouciance, la vie était beaucoup plus agréable. Les chansons étaient faciles à retenir et étaient très rythmées, très joyeuses... Les grands-parents, les parents ont toujours chanté ces chansons, et maintenant les jeunes font des soirées années 80. C'est passé à la mode. On a énormément de jeunes dans nos galas, qui sont les premiers à chanter, à danser, à rire...
Est-ce finalement la preuve que les chanteurs, les groupes des années 80 ne sont pas « ringards » ?
E.F. : Ça fait presque 20 ans que les années 80 sont revenues sur le devant de la scène et que les concerts ne désemplissent pas. Si c'est ringard, il faudra m'expliquer ce que veut dire « ringard ». Pourquoi refuserait-on le droit au public d'aller s'éclater à chanter les années 80 ?
S. : C'est une certaine catégorie de personnes voire certains médias qui disent ça. Si les années 80, c'était ringard, on ne ferait pas tous les Zéniths de France, avec entre 4 et 6.000 spectateurs à chaque concert. Partenaire Particulier, Lio, Plastic Bertrand... et tous les autres, je ne vois pas le ringard dans tout ça. Au contraire, je dis que c'est à la mode.
Quelle est l'ambiance entre vous durant cette tournée ?
E.F. : On se connaît tous maintenant alors qu'à l'époque, on ne se connaissait pas forcément. Aujourd'hui, clairement, notre carrière de production d'albums est derrière nous. On est donc là pour profiter d'un petit « sursis » même s'il dure depuis quelques années. Il n'y a plus de concurrence entre les artistes. Il n'y a plus de bataille d'ego. On est tous là pour se faire plaisir.
S. : Nous sommes comme une grande famille. Après le spectacle, on se rejoint tous au même hôtel, et on essaie de boire un pot ensemble avant d'aller se coucher. On s'entend tous très bien, et on est heureux de se retrouver.



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