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Du foot oui, mais du football américain !

07h00 - 25 mars 2022
Du foot oui, mais du football américain !
Les Phénix s'entraînent les lundis et jeudis soir sur le terrain de la Basse à Limoges

En haut du classement de D4, les Phénix comptent bien célébrer leur 35e anniversaire en D3 l'an prochain. Et faire de Limoges une ville qui rayonne dans le monde plutôt méconnu du football américain.

Avec plus de 23 000 licenciés recensés en 2019 au sein de 225 clubs et associations, le football américain reste marginal en France. Extrêmement populaire outre-Atlantique, ce sport réputé « brutal » compte tout de même ses adeptes dans l'Hexagone. Comme à Limoges, où le club des Phénix s'est structuré en 1988. Après de belles heures au début des années 2000, deux titres régionaux en 2014 et 2015, le club stagne aujourd'hui en division 4. Une place dont ne se satisfait pas la nouvelle équipe dirigeante.

Montée et visibilité

« On vient de dépasser les 60 licenciés, ça faisait un moment que ce n'était pas arrivé. On est sur une bonne dynamique alors on veut évoluer sur le plan sportif mais on veut également gagner en visibilité ». Julien Pouget, le tout nouveau président des Phénix, ne cache pas ses ambitions. Depuis 12 ans au club et toujours joueur, il salue le travail mené par le tandem historique Jean-Pierre Roux / Robert Renaud, et compte bien s'appuyer sur les fondations du club pour le faire grimper d'un échelon : « On a connu une montée éclair en D3. C'était compliqué, beaucoup de nos joueurs sont partis donc au final, on est monté pour redescendre ! Désormais, on vise la D3 avec l'objectif d'y rester !, regrette Julien Pouget. Récemment, un de mes amis s'étonnait que je pratique à Limoges ! Cela montre qu'il faut qu'on soit plus visible, alors on essaie de participer à des événements, comme les Foulées du Populaire. On aimerait aussi proposer des animations aux centres de loisirs ». Communiquer auprès des jeunes pour grossir les rangs des juniors, en sous-effectif, et pourquoi pas à terme les intégrer à l'équipe première :  « L'idée est d'avoir notre propre équipe de juniors. Car pour le moment, on est obligé de s'entendre avec d'autres clubs, ce n'est pas évident d'avoir 16 joueurs sur la feuille de match ».

Effet Super Bowl ?

À l'image du hockey sur glace (voir notre édition du 8 mars 2022), le football américain reste un sport peu médiatisé. Sauf peut-être au moment du Super Bowl, rendez-vous incontournable aux États-Unis, dont la finale est depuis plusieurs années retransmise sur la TNT. Et chaque année, cet événement suivi dans le monde entier suscite quelques curiosités : « Il y en a toujours qui viennent essayer, toutefois la plupart d'entre eux ne restent pas quand ils se rendent compte que c'est plus physique qu'à la télé ! Mais c'est vrai que ça nous a apporté quelques joueurs, qui sont toujours au club d'ailleurs ».

Quoi qu'il en soit, le football américain semble progresser en France. D'abord dans les grandes villes, telles Paris, Marseille ou Bordeaux, où sont implantés les plus gros clubs, mais également à Poitiers ou La Rochelle.

Par ailleurs, il fait de plus en plus d'adeptes dans sa version « souple ». En effet, les Phénix proposent une section « flag » qui commence à bien se développer. Sans contact et avec moins de joueurs, il s'agit là d'un bon moyen de franchir le pas pour celles et ceux qui hésitent encore ! « C'est un beau premier pas dans le football américain, il n'y a pas de plaquage, il suffit d'attraper les bandelettes accrochées sur les joueurs » , conclut le président.

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