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L'USAL cultive l'amour de l'ovalie

08h30 - 29 septembre 2021
L'USAL cultive l'amour de l'ovalie
L'équipe première devra arracher chaque victoire - ©

Derrière son équipe première, l'USAL a structuré sa formation, de l'école de rugby jusqu'à l'équipe espoir, avec l'ambition de faire revivre à ses supporters les sensations intenses des matchs de l'élite.

Parmi les douze joueurs recrutés à l'intersaison, soit 25 % de l'effectif de l'équipe première, figurent de nombreux jeunes des espoirs. « Ces jeunes joueurs ont suivi la même préparation que le reste du groupe et ont prouvé qu'ils pouvaient tenir leur rang dans l'équipe première », précise l'entraîneur, Sébastien Danovaro. Une aubaine pour l'USAL, dont le budget n'aurait pas permis d'aller puiser la totalité de ces recrues parmi des joueurs professionnels. « Nous avons procédé à du recrutement malin, en ciblant des joueurs à leur sortie des centres de formation avec l'objectif de remplacer les postes vacants. Comme nous ne proposons aucun contrat professionnel, pour inciter ces joueurs à signer chez nous, nous devons leur proposer un emploi et un projet sportif susceptible de les séduire », ajoute-t-il.
Le revers de la médaille d'une équipe affichant une moyenne d'âge de 23 ans est clairement le manque d'expérience. « Cela se traduit par deux premiers matchs compliqués, mais également un nul arraché à Arcachon », tempère le coach, rappelant que depuis fin octobre 2020 et jusqu'à cet été, le groupe n'a pas pu jouer et s'est entraîné sans contact. « Comme nous ne pouvons pas nous entraîner deux fois par jour, il faut être patient et croire en notre projet en faisant confiance aux joueurs et à la qualité des équipements de Beaublanc. Je suis intimement persuadé que ça va venir, car les joueurs ont faim », prévient-il.

SÉDUIRE LES PLUS JEUNES

L'USAL connaît la plupart de ses adversaires, des équipes à fort potentiel, avec, pour certaines de nombreux professionnels dans leur effectif, ce qui laisse présager des confrontations très viriles. Il faudra glaner le moindre point pour rester dans le peloton de tête et caresser l'espoir de grimper en Nationale 2, le nouveau championnat permettant d'accéder à l'antichambre de la ProD2.

Du côté des jeunes, malgré la crise sanitaire de l'an dernier, le club a réussi à maintenir tous les entraînements possibles. « Durant cette période, nous n'avons pas perdu d'enfants et n'avons eu à déplorer aucun cas positif. Cela a largement rassuré les parents et depuis la rentrée, les différentes catégories de jeunes sont bien remplies », se réjouit Arnaud Boulègue, le responsable de l'école de rugby. Le club jouit d'une excellente réputation, grâce notamment aux nombreux encadrants formés à la fédération. « Nous acceptons les enfants dès l'âge de trois ans. Nous leur apprenons le vivre-ensemble et le respect de l'autre et de soi. Puis, au fur et à mesure, vient l'apprentissage plus rugbystique, qui leur permet de progresser. J'ai l'impression que les parents n'associent pas le rugby éducation au rugby compétition où les contacts sont plus forts. Cette sécurité les rassure », ajoute-t-il. Les enfants peuvent quand même goûter aux joies de la confrontation, à travers les plateaux labellisés et les tournois proposés par d'autres clubs.

Les bons résultats de l'équipe féminine et la proximité des joueurs de l'équipe première contribuent également au succès de l'école de rugby. « Les joueurs de l'équipe première sont des idoles pour ces jeunes. Les meilleurs d'entre eux espèrent un jour évoluer dans un club du Top14. Nous devons savoir les laisser partir pour qu'ils s'épanouissent au mieux et reviennent nous voir avec plaisir », confie Arnaud Boulègue, qui, avec tous les autres bénévoles du club, contribue à leur inculquer l'amour du maillot et le respect des valeurs du club dans lequel ils évoluent.

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