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La 54e édition du Tour du Limousin promet d'être musclée

07h00 - 13 juillet 2021
La 54e édition du Tour du Limousin promet d'être musclée
Le parcours des quatre étapes - ©

La 54e édition du Tour du Limousin, qui partira d'Isle le 17 août, a dévoilé un parcours corsé, sur lequel les coureurs devront enchaîner les attaques pour espérer endosser le maillot jaune à l'arrivée devant Beaublanc à Limoges.

Qui succédera à Luca Wackermann ? L'an dernier, le coureur italien s'était imposé dans un mouchoir de poche, en parvenant à conserver deux petites secondes d'avance sur ses poursuivants. C'est cette incertitude qui se construit au fil des quatre étapes avant de s'achever par un sprint spectaculaire sur le boulevard de Beaublanc à Limoges, qui contribue au succès populaire du Tour du Limousin-Périgord-Nouvelle-Aquitaine.

Tous les ans, les organisateurs essayent de dessiner un parcours dynamique, qui enchaîne les difficultés et met en valeur la beauté des paysages traversés. D'autant que cette année encore, les deux dernières heures de chaque étape seront retransmises sur la chaîne L'Équipe. Dix-neuf équipes (3 UCI Wold Tour, 14 UCI Pro Tour et 2 UCI Continental) s'aligneront au départ de cette 54édition. Et parmi les 133 coureurs annoncés, il y a sûrement quelques grands champions en devenir. « J'espère que cette année, les équipes françaises voudront bien engager quelques éléments capables de se battre avec les coureurs étrangers », lance Claude Fayemendy, le président d'une épreuve qui permet aux jeunes coureurs de dévoiler leurs qualités pour espérer bousculer la hiérarchie.

PARCOURS EXIGEANT

Dès les premiers kilomètres, les coureurs sauront à quoi s'attendre. La première difficulté apparaîtra dès l'entrée en Creuse, avec la côte d'Ajain (3,95 %) et celle de Peyrabout (5,19 %), avant de terminer par la côte de Glénic (5,25 %), à 23 km de la ligne d'arrivée. Un final en boucle très technique qui donnera le ton de la 2étape, entièrement périgourdine. Cette journée s'annonce, en effet, très sélective et pourrait voir émerger le futur vainqueur de l'épreuve. Avec un enchaînement de bosses et le seul final en côte de cette édition, cette 2étape longue de 172 km, entre Agonac et Payzac, pourrait bien redistribuer les cartes. « Les coureurs n'auront pas le loisir de contempler les magnifiques paysages de ce tracé parfaitement adapté à une épreuve cycliste à l'issue duquel nous espérons voir des individualités sortir pour venir chercher la gagne », prévient l'organisateur. Le premier sprint aura lieu dès le 13km, à la sortie de Cornille. Une mise en jambes avant d'attaquer trois côtes (Moulin du Pont 6,60 %, Pervendoux 6,15 % et Charoncle 7,67 %).

La troisième étape sera la plus longue des quatre, avec ses 184,2 km. Entièrement corrézienne, avec un départ de l'Espace 1000 sources à Bugeat, elle lancera les coureurs à l'assaut de la côte du Suc au May (7,54 % sur près de 4 km) dans les Monédières. Un terrain de jeu pimenté, qui a forgé la réputation des cyclistes régionaux et qui assurera, cette fois encore, le spectacle escompté. La descente du Lonzac sera le théâtre du premier sprint de la journée, avant de laisser aux coureurs le temps de reprendre quelques forces pour attaquer la côte de Saint-Ybard (4 %) et celle de Ségur (5,40 %).

FINAL SPECTACULAIRE

L'ultime étape, entre Sauviat-sur-Vige et Limoges, le 20 août, ne sera tout le contraire d'une promenade de santé. Sur ces routes d'entraînement du regretté Raymond Poulidor, les rescapés du peloton vont devoir avaler quatre côtes (Saint-Denis-des-Murs 7,59 %, Pénitent 5,11 %, Saint-Sylvestre 5,90 % et La Sablonnade 7,87 %, la plus raide de l'épreuve). Ils pourront ensuite se lancer dans les quatre boucles du célèbre final devant le palais des sports de Beaublanc, acclamés par un public toujours aussi compact derrière les grilles.

Comme le concèdent volontiers les organisateurs, si parfois le parcours, tributaire des villes de départ et d'arrivée, ne permet pas toujours de répondre à l'exigence de combativité espérée, ce ne sera pas le cas du tracé de cette 54e édition. « Nous sommes évidemment tributaires des routes que l'on nous autorise à emprunter et que nous devons sécuriser, en essayant d'apporter du spectacle partout dans nos campagnes. C'est l'un des attraits du cyclisme. Les routes de notre territoire sont souvent étroites et sinueuses, c'est donc au peloton de s'adapter à cette caractéristique. Il faut arrêter de rejeter la faute sur les organisateurs sans qui les courses n'auraient pas lieu », tempête le président d'une épreuve qui cette année encore mobilisera plus de 200 bénévoles et 1 800 signaleurs et enchaînera des étapes réellement difficiles.

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