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Couleur, poésie, monstres et maths

05h00 - 16 juillet 2026 - par Info Haute-Vienne
Couleur, poésie, monstres et maths
Des oeuvres magnifiques (© Jean-Pierre Touzin)

La galerie Art'Lim à Limoges propose son exposition d'été.

Côté photographie, deux univers diamétralement opposés offrent un aperçu des potentialités de ce médium. Tandis que Pierre Fauré explore et explose les codes de la féminité, tout en charme et en poésie, Jean-Pierre Touzin présente ses compositions abstraites, toujours percutantes et déroutantes.

En peinture aussi, l'abstraction est mise à l'honneur avec quatre propositions toutes très personnelles. Cath Graves revient avec son style millimétré et ses compositions toutes en rigueur mathématique et en aplats de couleurs subtiles. Hervée travaille quant à elle la toile comme une sculpture, en superpositions et empâtements de matières, pour un résultat qui évoque des paysages géologiques, où ciel et terre semblent en symbiose. Isabelle Pandini procède comme en état de méditation, laissant son ressenti déposer sur la toile des couleurs éclatantes, poésie de l'intuition. Enfin, Georgette Kwah décline sur fond jaune pointillé de noir des compositions très colorées et organiques, qui relèvent presque de motifs textiles.

Une toute autre approche est celle de Nanoushka, qui explore les tréfonds de son âme tourmentée et laisse jaillir sur la toile tous les monstres et le bestiaire de nos plus noirs cauchemars. Elle n'en demeure pas moins espiègle et l'on sent son âme d'enfant intacte.

Une âme d'enfant, c'est aussi ce qu'on se dit du travail de Tom Terrass. Cet artiste chevronné continue de nous étonner dans ses nouvelles propositions plus abstraites que de coutume, semblant procéder du cadavre exquis, toujours aussi fraîches et colorées.

Un dernier peintre, Philippe Tallis, offre au regard des visiteurs un très grand tableau dénué de superflu, qui tient davantage de l'esquisse : un nu pulpeux et nerveux, où la pure gestuelle et l'urgence de représenter se font sentir. Pour finir le tour de galerie, un trio de sculptrices. Chacune a choisi un médium de prédilection : le bois se fait l'écho de nos ressentis et de nos résiliences chez Laetitia Ribière, tandis que l'acier dur et froid se transforme en poétique du mouvement chez Fanny Garrigue. Marielle Genest poursuit ses recherches avec le tissu comme outil, pour explorer les notions d'instabilité et de transition de la matière et du vivant.

Jusqu'au 22 août du mardi au vendredi de 14h à 19h et les samedis de 10h à 12h et de 14 à 19h.

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