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Raid Norev Lusitania : l'aventure en 2 CV entre plaisir et endurance

10h20 - 25 mai 2026 - par Info Haute-Vienne
Raid Norev Lusitania : l'aventure en 2 CV entre plaisir et endurance
La plupart du temps, les participants dormaient sous la tente : convivialité assurée mais repos non garanti !

Pendant près de trois semaines, 88 équipages ont traversé la France, l'Espagne et le Portugal à bord de Citroën 2 CV à l'occasion du Raid Lusitania. Parmi eux, plusieurs Haut-Viennois, dont Joaquim Miguez, qui nous livre le récit d'un voyage riche en souvenirs, mais particulièrement éprouvant.

Partir plusieurs milliers de kilomètres au volant d'une Citroën 2 CV a forcément un parfum d'aventure. Organisé du 26 avril au 14 mai par l'association Norev (Noyal Organisation Raid Évasion 2 CV), le Raid Lusitania a réuni 88 tandems pour une boucle de plus de 5.000 kilomètres passant par le sud du Portugal. Une expérience hors du temps, sans compétition, où chacun avance à son rythme avec un roadbook, quelques notions de mécanique et beaucoup de patience.

Parmi les participants figuraient trois équipages haut-viennois, dont celui composé de Jean-Claude Berlanda et de Joaquim Miguez. À son retour, ce dernier garde le souvenir d'un périple aussi dépaysant qu'exigeant : « L'idée de partir en 2 CV est agréable, c'est quelque chose qu'on n'a pas l'habitude de faire ». Mais rapidement, la réalité du raid s'impose. La météo d'abord, souvent pluvieuse, prend parfois le pas sur le plaisir. Surtout, le rythme quotidien se révèle soutenu. « Nous faisions entre 200 et 300 kilomètres par jour, dont une petite trentaine sur des chemins de piste. C'était très fatigant ».

Des paysages magnifiques... mais peu de répit

Malgré cette cadence, les souvenirs positifs restent nombreux. Entre pistes poussiéreuses, montagnes encore enneigées et villages pittoresques, l'expérience offrait des décors variés : « Nous avons vu de très beaux paysages, découvert des coins superbes et fait de belles rencontres », raconte Joaquim Miguez. Les équipages ont même roulé sur une portion empruntée peu de temps avant par le Rallye du Portugal, dans les hauteurs de Campo de Gerês, sur un « chemin complètement labouré par les 4x4 », sourit-il.

Mais derrière la carte postale se cache une aventure physique. Les temps de pause sont courts, les visites rapides et les journées longues. Même le soir, le repos reste relatif. Hormis quatre nuits à l'hôtel, la majorité des étapes s'effectue en camping. « Il fallait monter la tente, puis tout replier le matin et réussir à ranger les affaires dans la voiture comme dans le jeu Tetris », plaisante-t-il.

Une voiture mythique, mais exigeante

Conduire une 2 CV en 2026 est un véritable retour dans le passé. « Quand j'ai repris ma voiture moderne, ça m'a fait bizarre », confie Joaquim Miguez. Sans direction assistée ni aides à la conduite, l'emblématique Citroën demande un peu d'engagement physique ! Les vitesses restent modérées, environ 80 km/h sur route, ce qui rallonge encore les étapes. Et la mécanique impose parfois quelques imprévus. L'équipage haut-viennois a connu des soucis de ralenti et de frein à main, sans gravité. D'autres participants ont, en revanche, été moins chanceux : trois moteurs et deux boîtes de vitesses auraient été changés...

Heureusement, l'organisation veille. Une dizaine de mécaniciens suivaient le convoi, accompagnés de médecins, d'un photographe et de plusieurs véhicules d'assistance. Semi-remorques pour le matériel, le ravitaillement et les ateliers mobiles ainsi que plusieurs 4x4 pour sécuriser les passages difficiles suivaient les participants.

Joaquim Miguez, pour qui c'était la première participation, garde une expérience à la fois agréable et épuisante, sous un ciel couvert, illuminé d'instants précieux.

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