L'industrie verte résiste à la crise (Supplément bio / transition écologique)
La seconde partie de la 9e édition du Baromètre Arthur Loyd révèle une nouvelle répartition des investissements dans les filières vertes. Cette recomposition se traduit par un basculement : alors que la filière batteries passe de 24 % des montants en 2024 à 3 % en 2025, les énergies renouvelables progressent et atteignent un niveau record, avec 58 % des volumes investis, contre une moyenne de 48 % depuis 2019.
Un tournant stratégique, qui marque la fin d'une première salve d'investissements majeurs dans la filière batterie et véhicules électrique, et l'engouement pour le kérosène vert et l'éolien en mer, qui tirent la dynamique du secteur des énergies renouvelables.
Le tout dans un contexte de bonne santé générale de l'industrie verte, qui a clôturé l'année 2025 record en nombre de projets (463) avec 24,5 Mds€ investis.
Concentration dans seulement 20 départements
Dans sa carte de France des annonces d'investissements privés liés à des projets en faveur de la transition climatique, le Baromètre Arthur Loyd fait ressortir les départements les plus attractifs en la matière.
84 % des montants investis se concentrent dans seulement 20 départements. L'arc Atlantique et la façade Nord du pays se démarquent. Parallèlement, des implantations plus éparses s'observent dans l'ex-Alsace-Moselle, dans le quart Sud-Ouest du pays, ainsi que dans les départements de l'Hérault et des Bouches-du-Rhône, qui s'appuient notamment sur des filières d'excellence.
60 % des volumes investis sont localisés hors des grandes métropoles, confirmant le rôle crucial de la « France périphérique », au cœur de la réindustrialisation verte.



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