Les Lambert à Dubaï : destination... fous rires !
Christian Lambert (Francis Ginibre) a décidé de faire une surprise à Martine, son épouse (Éric Carrière) en lui organisant des Vacances à Dubaï. Entretien avec le mari, les Chevaliers du Fiel présentant leur nouveau spectacle au Zénith de Limoges le 1er février à 17 heures.
Pourquoi Christian Lambert veut offrir des Vacances à Dubaï à sa femme ?
C'est un concours de circonstances. Christian Lambert croit faire une bonne affaire et finalement, il est embarqué dans une histoire qui le dépasse complètement. Martine qui n'est au courant de rien, qui ne comprend rien, ne sait même pas où elle est. On commence le spectacle comme une espèce de conte de fées car il lui dit que c'est son cadeau. Effectivement, le côté bling-bling de Dubaï la marque. Ils se retrouvent dans une tente très luxueuse. Au fur et à mesure, on s'aperçoit qu'évidemment, le pauvre Christian a été victime d'une arnaque en plein désert. Mais on rassure tout le monde, ça se finit bien ! (Rires) Tout ça est un prétexte pour faire défiler tous nos personnages, comme d'habitude dans la saga des Lambert.
Pourquoi le choix de cette destination ? Y avez-vous déjà été ?
Je suis allé plusieurs fois à Dubaï, mais Éric n'y a jamais mis les pieds. Pour lui, c'est presque un avantage parce qu'il va utiliser son imaginaire, et les images que renvoient les influenceurs, la mode, les footballeurs, tous ces gens hyper riches qui vivent là-bas et qui vont planquer leur argent ou le blanchir (Rires).
Parce que les Lambert à Dubaï, c'est un peu un éléphant dans un magasin de porcelaine...
Il est toujours marrant de décaler les gens par rapport à leur milieu, c'est toujours plus drôle. Pour le ressort comique, il est plus évident de mettre les Lambert là où on ne les attend pas. Et Dubaï n'est pas une destination concernant ce genre de Français moyen. Quoique ça le devienne de plus en plus...
Vous évoquiez vos personnages. Combien êtes-vous sur scène ?
Nous jouons chacun six personnages. C'est une belle performance. On adore ça. Au départ, on devait créer un spectacle avec des comédiennes. Or, nous nous sommes aperçus, que nous n'avions pas les mêmes méthodes de travail. Il y avait également des questions de disponibilité. Ça paraissait très compliqué. On a choisi de tout faire nous-mêmes, de jouer les hommes et les femmes.
D'ailleurs, Éric joue souvent la femme...
Avant et dans pas mal de fictions, c'est moi qui faisais les femmes. Et puis très rapidement, ça a changé et c'est encore plus drôle d'avoir ce décalage du couple, avec le mari plus petit et la grande femme. Mais je joue de temps en temps des rôles de femmes, comme la grand-mère et la belle-mère. Pour les comédiens, c'est toujours jouissif de changer de peau. Et surtout dans un spectacle, où on a l'occasion de le faire six fois d'affilée. Les personnages reviennent, repartent. Ça donne un rythme au spectacle. Je crois que les gens aiment beaucoup ça.
Vous parliez de rythme. Dans le spectacle, tout est répété ou certains moments sont de la pure impro ?
Non, tout est répété. Mais au début d'une tournée, il peut y avoir des impros à cause de petits ratés avec un personnage qui arrive avec les lunettes du précédent. Bien sûr, on en profite pour « charger » un peu (Rires).
Comment expliquez-vous la longévité et le succès de votre binôme ?
C'est plutôt aux gens de le dire. Les retours qu'on a du public sont toujours les mêmes : « Continuez, vous devriez être remboursés par la Sécurité sociale », « On adore votre complicité », « Vous êtes authentiques ».
Notre entente avec Éric, la complicité qu'on a depuis 40 ans maintenant, le plaisir qu'on a à jouer et à faire notre métier, ne nous ont jamais quittés. Et on est bien heureux aussi d'avoir échappé au milieu parisien pour revenir les pieds sur terre dans notre ville du Sud-Ouest et se confronter à la vie plus réelle, avec des amis qui ne sont pas dans ce métier. On n'est pas dans une bulle d'artistes parisiens, dans des cocktails. J'exagère, mais il y a un peu de ça quand même...
Vous censurez-vous ?
On ne se censure pas même si aujourd'hui à la télé ou dans les médias, il y a des choses qu'on ne peut plus dire ou faire. C'est un humour assez « délimité ». Même les jeunes, on les trouve beaucoup plus « étriqués », plus « pudiques » pour certains. Ce qu'on faisait dans les années 80, avec une certaine insouciance et liberté, ne pourrait plus se faire.



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