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Les dangers de l'automédication (dossier spécial santé)

07h00 - 27 novembre 2022
Les dangers de l'automédication (dossier spécial santé)
L'automédication est souvent utilisée pour le traitement de symptômes bénins ou de maladies ponctuelles (© Motortion - stock.adobe.com)

La liste des médicaments que l'on prend régulièrement a tendance à s'allonger à partir de 65 ans. Aux prescriptions du médecin s'ajoute souvent le recours à l'automédication. Une pratique qui n'est pas sans danger.

«Les personnes âgées de 65 ans et plus prennent au moins sept médicaments différents de manière régulière ». C'est le constat d'une étude menée en 2017 à l'initiative de 60 millions de consommateurs, Santéclair et France Assos Santé. Délivrés sur prescription médicale, ces médicaments sont notamment des traitements contre l'hypertension, le diabète, des anticoagulants et des psychotropes. Or, à cette liste déjà longue s'ajoutent parfois des comprimés, gélules, pastilles, sirops, sprays, solutions buvables... relevant de l'automédication.

Consistant à prendre un médicament de sa propre initiative, sans avis médical, cette pratique n'est pas sans risque. En particulier pour les seniors dont la sensibilité aux effets des médicaments est souvent accrue, notamment en raison d'un métabolisme moins performant. L'automédication est souvent utilisée pour le traitement de symptômes bénins ou de maladies ponctuelles : rhume, maux de gorge ou de tête, diarrhée, constipation, allergie...

Lorsqu'ils sont en accès libre, ces médicaments figurent sur une liste spécifique publiée par l'Agence nationale de la sécurité du médicament attestant qu'ils ne présentent pas de risques importants d'interactions médicamenteuses ou de graves effets secondaires. Néanmoins, la prudence s'impose.

Erreur  Surdosage

Il est donc indispensable de demander conseil au pharmacien en lui indiquant si vous prenez d'autres médicaments, prescrits ou non par le médecin. Il est aussi conseillé de bien lire la notice précisant les doses à respecter et l'intervalle entre chaque prise ainsi que la durée du traitement, limitée à quelques jours en automédication.

« L'erreur d'autodiagnostic est un risque toujours présent lors d'une automédication. Il est d'autant plus important que l'on a l'impression de bien connaître la maladie. Une toux d'allergie, par exemple, peut avoir les mêmes symptômes qu'une toux provoquée par une hyperacidité gastrique. Dans ce cas, l'erreur de diagnostic entraîne la prise d'un traitement inutile, donc inefficace, et laisse dans le même temps, évoluer la vraie maladie », alerte l'Assurance maladie. Attention aussi à ne pas poursuivre une automédication au-delà de la durée conseillée. « Ce comportement peut amener à différer une consultation pendant laquelle le médecin pourrait déceler un problème plus grave ».

Une mauvaise utilisation de ces médicaments peut les rendre inefficaces mais aussi, et plus grave encore, conduire à un surdosage toxique.

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