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Après le confinement, prêts pour la reprise

14h00 - 16 juin 2020
Après le confinement, prêts pour la reprise
Les joueurs de l'USAL ont pris plaisir à se retrouver - ©

L'arrêt brutal de la compétition a sidéré l'ensemble des sportifs et de leurs supporters. Durant le confinement, les joueurs ont essayé de conserver la forme, tandis que les dirigeants s'activaient pour sauvegarder les clubs.

À Limoges, le CSP et l'USAL savent désormais que la saison est terminée. « Comme pour beaucoup d'autres sports, le scénario le plus favorable aux finances de notre club, était l'arrêt de la compétition, car au basket notamment, nous sommes très dépendants de la fréquentation des salles. Mais, jusqu'au 27 mai, le championnat a seulement été suspendu, ce qui signifie que nous avons continué à verser le salaire des joueurs. Par ailleurs, notre assurance ne couvre pas les pertes dues au risque de pandémie. Le chiffre d'affaires lié à la billetterie et à l'activité de la brasserie a été perdu », explique Pierre Fargeaud, le directeur du CSP, qui depuis quelques semaines s'active pour préserver l'avenir du club et préparer la saison prochaine.

Retour à Beaublanc

Les joueurs, dont la plupart ont vécu leur confinement en France, se sont débrouillés pour entretenir leur condition physique, dans le respect des restrictions de sortie imposées à tous les citoyens. « Depuis la semaine dernière, ils ont pu revenir à Beaublanc pour retrouver quelques sensations, mais les vrais entraînements en équipe ne reprendront pas avant le mois d'août », constate P. Fargeaud.

Pérenniser

Afin que les Limougeauds puissent à nouveau vibrer au rythme des matchs de l'élite du basket, il fallait que le club limite ses pertes financières. « Comme par le passé, nous avons pu compter sur la solidarité de nos supporters et de nos partenaires, qui, pour la plupart, n'ont pas demandé le remboursement des participations versées en début d'année », ajoute-t-il.

Durant cette pause sportive, le club a entretenu le lien avec ses fans à travers les réseaux sociaux, dans l'attente, dès que les conditions le permettront, d'organiser un grand événement en remerciement de cette solidarité.

Les dirigeants de l'USAL vivent également un épisode inédit dans l'histoire du club. « C'est la première fois que nous ne fêtons pas une montée, dans le stade, avec nos supporters », se désole son directeur, Julien Delaye. Non seulement, pour la saison prochaine le club n'augmentera pas son budget, mais il va même devoir le baisser. Les dirigeants savent cependant qu'ils pourront compter sur un solide réseau de partenaires.

« Notre objectif a été atteint, même si cette crise va impacter l'économie du club, qui devra faire mieux avec moins. Cela s'est déjà traduit par le départ de certains salariés. Ces décisions ont été compliquées, mais nécessaires pour sauver l'USAL. Nous allons cependant devoir renforcer l'effectif, en pratiquant un recrutement malin », ajoute-t-il. Le club mise aussi sur ses nombreux bénévoles et des joueurs attachés à défendre les couleurs du maillot.

Garder la forme

Ces derniers ont essayé de garder la forme durant le confinement. « Nous sommes passés de quatre entraînements par semaine aux sorties quotidiennes autorisées, tout en surveillant aussi notre alimentation. Le plus perturbant a été de ne plus voir de matchs retransmis à la télévision », avoue Maxime Chabrier, heureux de retrouver quelques coéquipiers pour une séance d'exercices en plein air, dans le respect des règles sanitaires, afin de préserver la santé de tous.

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