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Et si on n'a pas encore trouvé sa voie ? (Pages spéciales formation)

05h00 - 10 octobre 2026 - par Info Haute-Vienne
Et si on n'a pas encore trouvé sa voie ? (Pages spéciales formation)
Une meilleure connaissance de soi et des conseils éclairés peuvent aider à trouver sa voie

À la question de savoir ce qu'ils veulent faire après le lycée, certains répondent avec un aplomb assez enviable. Pour d'autres, cette interrogation est une source infinie d'angoisse... Prenons donc du recul pour envisager vos options sans stress.

S'il n'est pas grave de se tromper d'orientation (ou plutôt d'essayer quelque chose, puis une autre et de bifurquer), reste qu'en pratique, les études prennent du temps et parfois, beaucoup d'argent. Ainsi, nombreux sont les futurs étudiants qui ressentent d'ores et déjà la pression de faire « le bon choix ».

Faire le bilan

Il est parfaitement normal de ne pas tout savoir de soi-même à l'âge où l'on entre dans les études supérieures. Or, c'est précisément en vous connaissant mieux que vous pourrez définir les contours de votre projet ! Commencez par revenir sur votre parcours scolaire. Quels choix avez-vous déjà faits ? Vous sentez-vous aligné avec ces derniers ? Faites le point sur vos capacités et vos « soft skills », à savoir des compétences considérées comme annexes, mais qui constituent de vraies qualités : esprit d'équipe ou d'initiative, empathie, écoute active, etc. Enfin, quelles sont vos motivations ? Comment envisagez-vous plus tard votre manière de travailler ? Tourné à la fois vers l'introspection et la projection, cette auto-analyse peut vous amener à dégager votre « ikigai », un concept japonais qui consiste à trouver un équilibre entre ce que vous aimez, ce dont vous avez besoin et ce qui est utile au monde. Ou, en français, avoir une bonne raison de se lever le matin !

Mener ses recherches

Pour mieux comprendre les possibilités qui s'offrent à vous à la sortie du lycée, commencez par faire vos recherches sur internet, où de nombreux sites répertorient les filières et leurs débouchés. Celui de l'Onisep, un organisme public, fait figure de référence et propose même un service d'échange gratuit avec des professionnels de l'orientation, joignable par tchat, mail ou téléphone.

En guichet physique, vous trouverez également des renseignements dans les centres d'information et d'orientation (CIO), les services communs universitaires d'information et d'orientation (SCUIO), les missions locales ou encore les centres d'information jeunesse (CIDJ).

Dès lors qu'une piste vous tente, n'hésitez pas à contacter des professionnels ou des étudiants déjà engagés dans ce cursus afin d'affiner votre idée. Et si possible, rendez-vous à des journées portes ouvertes, des salons ou des forums d'orientation : ces événements pourraient bien ouvrir vos perspectives.

Choisir malin

L'échéance des vœux approche mais vous avez toujours du mal à vous décider ? S'il vous faut absolument choisir sans y mettre tout votre cœur, faites appel à votre raison. Certaines options, telles que les classes préparatoires ou les licences généralistes, permettent de se réorienter facilement et peuvent être envisagées comme une façon de reporter ce choix à plus tard. Retirez-vous un peu de pression et allez simplement vers un domaine qui vous intéresse : il vous sera plus facile de vous investir si vos études vous plaisent. En chemin, vous allez grandir, étoffer vos compétences et vos connaissances, faire des rencontres, commencer l'expérience de la vie étudiante... Petit à petit, vous serez capable d'esquisser les contours de votre avenir professionnel. Il n'y a pas d'urgence !

Trois écueils à éviter

- > Suivre la voie toute tracée : vous ne savez pas quoi faire, mais vos parents, eux, ont décidé de cela depuis longtemps ? S'il est parfois plus simple de se glisser dans le sillage de leurs attentes, cela peut faire naître bien des regrets à retardement. Affirmez votre « non-choix » tant que possible ou pondérez leurs prévisions avec vos propres alternatives !

- > Faire une année sabbatique sans plan : c'est en effet une bonne idée de prendre du recul et du temps. Cependant, pour être fertile, votre année de césure ne doit pas être une année d'oisiveté. Séjour linguistique à l'étranger, service civique, bénévolat, formation courte... profitez-en pour explorer de nouvelles pistes.

- > Rater le coche : s'il n'est pas gravissime de laisser passer une échéance d'inscription (vous êtes de facto largement dans les temps pour l'année suivante), c'est tout de même dommage de « perdre » 1 an par manque d'organisation. Commencez vos recherches en avance pour ne pas laisser filer d'opportunité !

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