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Caisse d'Épargne Auvergne-Limousin : un bilan 2025 record teinté de prudence (pages économie)

06h40 - 16 avril 2026 - par Info Haute-Vienne
Caisse d'Épargne Auvergne-Limousin : un bilan 2025 record teinté de prudence (pages économie)
Pierre Foucry, le président du Directoire de la CEPAL

Le 31 mars, Pierre Foucry, le président du Directoire de la CEPAL, présentait le bilan 2025 de la Caisse d'Épargne Auvergne-Limousin. Avec 62 millions d'euros de résultat net contre 50 en 2024, c'est la meilleure performance annuelle jamais enregistrée par la CEPAL qui continue d'accompagner ses clients malgré le contexte.

Comment jugez-vous le contexte économique pour la CEPAL en 2025 ?

Il a été favorable car il est lié à l'environnement de taux. On a une baisse des taux sur l'épargne réglementée qui a fait que le coût de notre ressource a beaucoup diminué ce qui a permis d'augmenter notre Produit Net Bancaire (PNB), notre chiffre d'affaires.

Et en même temps, le coût du risque a été multiplié par deux entre 2023 et 2025. Pourquoi ?

C'est le reflet de l'engagement de la CEPAL sur ses territoires. Elle accompagne ses clients dans leurs différents projets donc c'est assez normal qu'en lien avec la situation de l'économie française et de notre territoire, nous ayons une hausse de ce coût. C'est aussi le reflet d'une politique de provisionnement qui est prudente. Je dirai que c'est normal pour une banque de prendre du risque et à nous d'avoir un appétit au risque qui soit conforme à notre activité. Il est principalement sur des encours douteux ou compromis. On les enregistre sur des situations d'entreprises ou de particuliers en difficulté. C'est un coût « avéré », avec des particuliers ou des agents économiques qui ne remboursent pas leurs crédits.

Il y a beaucoup de banques en ligne. Quel est votre positionnement par rapport à ces banques ?

Ce sont des concurrents, des confrères mais des concurrents. La réponse que l'on essaye d'apporter au sein de la CEPAL, c'est de dire que l'on veut être une banque sans distance. Que vous soyez en agence, avec nos centres de relation clientèle ou avec votre conseiller, sur notre application ou sur notre site, vous devez avoir une qualité et une homogénéité de service et être capable de faire des opérations vous-même, soit les initier en digital ou de les finaliser dans une agence. D'être sans couture et d'apporter le meilleur de l'humain et du digital. On essaye d'apporter une autre réponse que cette concurrence.

Vous annoncez des résultats positifs mais vous restez prudents ?

Je tiens à féliciter les équipes car ces résultats sont le reflet de leur engagement, de leur contribution. Nos résultats positifs sont très portés par l'environnement et ils sont très satisfaisants. Mais s'il y a de la satisfaction, il y a de la lucidité. Quand on voit le début de l'année 2026, on se doit d'être très prudent.

Ces dernières années sont compliquées pour les systèmes bancaires avec différents aléas ?

C'est à la fois compliqué et passionnant. Chaque année, on s'attend à une année normale et chaque année on a une épreuve. Mais notre rôle, c'est d'être serein, d'être résilient et solide et d'accompagner nos clients. Être un pôle de réassurance. Les banques sont la solution alors qu'avant elles étaient le problème. J'ai ça comme leitmotiv. On doit être une solution pour nos clients, de financement et d'accompagnement, de conseil. C'est notre rôle.

Vous avez annoncé des regroupements d'agence comme à Vichy. Vos clients doivent-ils s'en inquiéter ?

Pas du tout. Regrouper une agence en zone urbaine, et uniquement là, c'est apporter dans un même endroit, plus d'expertise et de valeur ajoutée à nos clients dans un même lieu. Et pour nos équipes un meilleur environnement de travail, plus simple aussi. C'est plus facile à gérer pour un manager. Pour un client, il y a plus de conseils et de service apportés. En zone rurale, on veille à ne pas casser le lien social. Les mots ont une importance et il faut que nos actions soient en adéquation avec nos paroles le plus possible en zone rurale. On teste des choses mais avec le même objectif d'être présent dans ces zones rurales ou à faible densité.

En chiffres

La CEPAL en 2025 c'est : 600.000 clients, 138 agences, 198.200 sociétaires, 4 centres d'affaires et 6,8 millions d'euros pour la modernisation du réseau d'agences. C'est 137 recrutements, 73 alternants et plus de 10.000 heures de formation.

Et 273 millions de PNB (+ 30 %), 62 M de résultat net (+ 23 %), 28 millions de coût du risque (- 9M), 12,8 milliards d'encours de crédit, 17 milliards d'euros d'encours d'épargne, 1,06 Mds de fonds propres mais aussi 1,95 milliard d'euros d'investissement sur le territoire et 8 millions d'achats, 573.000 euros consacrés au mécénat et à 69 associations soutenues. Et 715 millions d'engagements auprès des collectivités locales : c'est le premier partenaire des collectivités publiques. Et aussi l'inclusion par le sport avec le soutien d'athlètes et de para-athlètes locaux.

Ce sont 26 millions d'euros de prêt à l'immobilier à impact et plus de 170 millions pour le financement de la transition environnementale.

Mots clés : cepal,

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