Juste une illusion : la machine à remonter le (bon) temps !
Le 4 mars, devant plus de 300 spectateurs, les réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano ont présenté en avant-première à Limoges leur film Juste une illusion, qui sort en salles le 15 avril.
Dès les premières minutes de Juste une illusion (Jean-Louis Aubert sort de ma tête !), on le sait : la bande-son du nouveau film d'Olivier Nakache et Eric Toledano va nous faire chanter et bouger sur notre siège (mention spéciale à la scène d'impro sur I'm So Excited). Car ce voyage temporel nous ramène à une période durant laquelle la musique et les tubes se sont gravés dans les mémoires en devenant des références pour toutes les générations : les années 80.
Just An Illusion du groupe Imagination et son fameux gimmick débute... et c'est parti pour 2 heures de pur bonheur, entre rire et émotion, teinté de souvenirs et d'anecdotes personnelles.
« Ce n'est pas un film qui se veut nostalgique en se disant ''qu'est-ce que c'était bien avant !''. Avant, vous aviez aussi les guerres, les attentats. C'est une réflexion sur le temps qui passe, sur les générations qui s'en vont (N.D.L.R. : Marco et Raphaël, les papas d'Olivier et Eric sont décédés pendant ce tournage). Ce qui est magique avec le cinéma, c'est la possibilité de remonter le temps et de réfléchir à tout ce qu'on a fait depuis », explique Eric Toledano.
Décor, objets cultes, cabines téléphoniques...
Pour ce long métrage, le duo de cinéastes, auquel on doit notamment Nos jours heureux, Intouchables, Le sens de la fête ou encore Hors normes, a collecté tout ce qui a marqué les 80's : affiches de groupes cultes (The Cure, Joy Division...) avec le duel rock/funk, et de films immanquables (Grease, Footloose...), mobilier aux couleurs flashy, vêtements avec la célèbre doudoune Chevignon, et surtout l'arrivée des premiers ordinateurs dans les foyers (le gros IBM symbole de réussite sociale qui prenait une place incommensurable). Sans oublier les cabines téléphoniques ! Mais 1985, c'est également l'époque de la naissance de SOS Racisme, des VHS et des vidéo-clubs avec leur rayon « films érotiques » caché au fond de la salle (à noter l'apparition des deux réal en Gino et Alban dans La ruée vers Laure), de Mitterrand (avec une explication « fantastique » du président de la République tenant la main d'Helmut Kohl à Verdun), du SIDA, des Renault 21, de la valise RTL...
Côté casting
Camille Cottin est formidable en mère protectrice et secrétaire qui rêve d'évoluer professionnellement ; Louis Garrel incarne un père fier de son statut (il est cadre, quand même !) mais honteux d'être au chômage. Quant à Pierre Lottin, en concierge rustre et borné, il est hilarant. Alexis Rosenstiehl est parfait en grand frère tendre mais bagarreur, et puis il y a le jeune Simon Boublil (le fils de Philippe Torreton), un pré-ado qui se cherche en amour comme dans sa famille et ses origines.
Les Rencontres du Papotin
A la suite de la projection, les spectateurs limougeauds ont interrogé les deux invités sur leurs motivations quant à la thématique de ce long métrage, les conditions de tournage, leurs relations... La maman d'un enfant autiste les a remerciés pour Les Rencontres du Papotin, qui est une émission télé durant laquelle une personnalité répond à des questions de journalistes non-professionnels porteurs d'un trouble du spectre autistique (donc sans filtre), lancée par Olivier Nakache et Eric Toledano. Elle est diffusée tous les mois sur France 2, le samedi à 20h30 après le journal.
L'HISTOIRE…
Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu'il n'est " déjà plus " un enfant et qu'il n'est " pas encore " un adulte, il est envahi de questions et de doutes sur l'identité, l'amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.



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