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Des équipements et des enseignements de qualité pour une région attractive

09h40 - 15 septembre 2021
Des équipements et des enseignements de qualité pour une région attractive
6 M€ investis par la Région pour la rénovation et la restructuration du bâtiment d'enseignement du lycée des Vaseix (© TEKTE Architecture) - ©

Pour larentrée,Alain Rousset, le président du Conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine, était endéplacement en Haute-Vienne. Il a visité les lycées Suzanne Valadon et Les Vaseix. Il a également rencontré 160 étudiants depremièreannée d'écolevétérinaire.

Quels ont été les grands travaux réalisés cet été dans les lycées de la Haute-Vienne ?

Trois grandes opérations ont eu lieu : le lycée Turgot pour 6,5 millions d'euros, le lycée du Mas Jambot pour 2,7 millions d'euros, ou encore le lycée Vaillant de Saint-Junien pour 3,5 millions d'euros. Pour être précis, les travaux ont concerné des aménagements de salles pédagogiques, d'une infirmerie, des améliorations énergétiques... Mais d'autres opérations pour la mise en accessibilité ont aussi eu lieu dans les lycées Dautry et Monnet. En outre, le plan d'investissement qui s'achève aura représenté 1,2 milliard d'euros pour les 295 lycées de la Région - et celui qui est en préparation sera tout aussi ambitieux. Car la qualité des équipements conditionne la qualité de l'enseignement et l'attractivité des lycées, notamment pour la voie professionnelle.

Quelles sont les mesures sanitaires appliquées dans les lycées selon le protocole fourni à la fin du mois de juillet par Jean-Michel Blanquer ?

Nous nous sommes préparés à cette nouvelle rentrée sous pression sanitaire, en rencontrant dès août les organisations syndicales régionales de l'éducation et des personnels de direction. Nous étions prêts et pleinement impliqués, notre objectif étant de partager avec eux les implications pratiques des annonces du Gouvernement et d'apporter des solutions aux problèmes qui faisaient jour. Ainsi, nous avons dialogué sur cette base avec les autorités académiques.

En Nouvelle-Aquitaine, la Région a investi dans des « aérateurs » afin d'améliorer le renouvellement de l'air. Quels en sont les atouts ?

En effet, nous avons réalisé une commande de 100 capteurs de CO2 durant l'été afin de répondre aux configurations particulières de locaux qui ne permettent pas aisément le renouvellement d'air. Par ailleurs, il a été proposé aux équipes des établissements de réaliser des expérimentations à caractère pédagogique sur l'utilisation des capteurs afin de mettre en place de bonnes pratiques qui reposent sur des gestes simples et répétitifs. J'ajoute que de nombreux établissements disposent déjà de purificateurs d'air qui ont été installés dans le cadre de travaux ayant eu lieu durant les cinq dernières années. Ces purificateurs concernent principalement la restauration et reposent sur un réseau de capteur de CO2 déjà en place.

Quelque 160 étudiants de première année en écoles vétérinaires ont été accueillis à Limoges pour une semaine d'intégration. La création d'une école vétérinaire à Limoges est un projet que le Conseil régional soutient largement. Pourquoi ?

Il y a une réalité qui s'impose à nous : la profession de vétérinaire s'est avant tout orientée vers les zones urbaines et les réseaux de cliniques pour les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie) et a délaissé le métier de vétérinaire rural. Or, je suis persuadé que, comme pour les médecins généralistes, il convient de former les vétérinaires au plus près des zones de production et d'élevage. Limoges est une évidence ! Par ailleurs, dans un pays où 50 % des vétérinaires sont formés à l'étranger par absence de places en formation, ouvrir une cinquième école vétérinaire publique dans la première région agricole d'Europe constitue une seconde évidence : des élevages de porcs de la vallée des Aldudes aux porcs culs noirs du Limousin, il y a un besoin pressant et nous sommes heureux d'accueillir pour leur intégration les élèves « véto ». Enfin, la pandémie nous a montré que santé animale et santé humaine devaient être considérées comme une seule (« OneHealth ») et nous avons à cœur de développer la recherche en France sur le sujet. Et Limoges est, là aussi, l'endroit où une compétence doit se développer en la matière.

À Limoges toujours, qu'en est-il du pôle sanitaire et social, réunissant huit instituts ou centres de formations de professions paramédicales sur un même site ?

Nous avons inauguré ce nouvel espace en mai dernier. Il s'agit d'un projet ambitieux et innovant pour près de 1 000 apprenants en santé - une construction-réhabilitation de plus de 5 000 m2 entièrement financée par la Région pour un montant total de 8,7 millions d'euros. Cet investissement contribuera à l'amélioration des conditions d'enseignement ainsi qu'à l'attractivité des métiers concernés à partir d'installations et d'équipements de formation performants.

Je tiens à saluer Jean-Paul Denanot, ancien Président de la Région Limousin, et Jean-Yves Salle, ancien directeur de l'Ilfomer, qui ont été à l'origine de ce beau projet. Avec une pensée particulière pour Gérard Vandenbroucke qui en a été l'un des artisans.

Il est l'illustration de la stratégie de la Région concernant ces professions essentielles. La Région, à travers les formations sanitaires et sociales, forme 80 % des professionnels de santé.

La Région a fait le choix de maintenir un maillage dense d'IFSI de proximité et d'accompagner leur modernisation pour répondre aux défis auxquels devront faire face les métiers du secteur sanitaire et social. Ce lieu est une illustration des connexions entre le CHU tout proche et l'Université. Les écoles de formations sanitaires et sociales sont des relais universitaires. Elles permettent des formations universitaires de qualité au cœur des territoires, dans la même logique que l'ouverture de premières années de médecine décentralisées (Pau, Dax...). Notre ambition est d'assurer l'attractivité de ces métiers qui sont au cœur du défi de l'accès à la santé pour tous.

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