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Auxiliaire de vie sociale : Un métier humain à revaloriser (Dossier spécial services à la personne)

09h00 - 02 juin 2021
Auxiliaire de vie sociale : Un métier humain à revaloriser (Dossier spécial services à la personne)
Être aux petits soins pour les bénéficiaires - ©

Entre tâches ménagères et accompagnement social, l'auxiliaire de vie sociale aide au quotidien les personnes en perte d'autonomie, à leur domicile ou dans les structures d'accueil.

Exercé quasi-exclusivement par des femmes, c'est un métier de l'aide à domicile auprès des personnes âgées en perte d'autonomie ou des personnes handicapées. Variant en fonction des besoins de la personne, ses missions consistent à lui assurer un confort de vie dans le cadre du maintien à domicile ou au sein de structures collectives d'accueil, notamment les Ehpad.

L'auxiliaire de vie sociale (AVS) assure les travaux ménagers, l'entretien du linge, fait les courses, seule ou avec la personne dont elle s'occupe et l'aide dans les gestes quotidiens pour faciliter le lever, le coucher, la toilette, pour s'habiller, se coiffer, préparer et prendre ses repas. Elle peut aussi l'accompagner à des sorties ou la conduire chez le médecin.

Résistance physique et psychologique

L'AVS peut également réaliser de petites démarches administratives, sans toutefois effectuer d'opérations bancaires. En aucun cas, elle ne doit accepter une procuration. Son rôle consiste aussi à veiller sur la santé de la personne aidée, du moins pour repérer un problème et le signaler si nécessaire, mais les soins relevant d'une prescription médicale ne sont pas de son ressort.

S'intéresser aux autres

Quelles sont les qualités indispensables pour ce métier ? « Savoir écouter et observer, être discret et diplomate, aimer le relationnel et s'intéresser aux personnes, savoir travailler en autonomie, être doté d'une résistance physique et psychologique pour faire face à des situations difficiles », liste Pôle Emploi. Il faut être capable de s'adapter au caractère de chacun et savoir s'imposer posément, avec tact, quand certaines personnes aidées se montrent trop exigeantes.

Recrutement massif

« Être efficace et faire preuve d'humanité en un temps d'intervention limité », pourrait résumer le quotidien des auxiliaires de vie sociale qui doivent être disponibles pour travailler tôt le matin, dès 6 h 30, et jusqu'à 22 heures le soir, les week-ends et jours fériés... pour un salaire équivalent au SMIC. « Mal rémunérés, mal connus et peu considérés », reconnaît le récent rapport sur les métiers liés au grand âge et à la dépendance.

Un plan de mobilisation pour renforcer leur attractivité est en cours d'élaboration car le secteur doit embaucher massivement pour faire face au vieillissement démographique.

Organisée sur une amplitude de 9 à 24 mois, la formation compte 840 heures de pratique professionnelle et 525 heures d'enseignement théorique pour obtenir le diplôme d'État d'accompagnant éducatif et social (DEAES).

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