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Immobilier : on s'en sort plutôt bien !

11h00 - 25 mars 2021
Immobilier : on s'en sort plutôt bien !
En 2020, le marché de l'immobilier a plutôt bien résisté en Haute-Vienne - ©

La CCI de Limoges et de la Haute-Vienne et le CiLim ont publié l'analyse du marché de l'immobilier en Haute-Vienne pour l'année 2020.

Le confinement a permis de mûrir les projets pour des recherches variées visant plus de confort, plus de surface, plus de tranquillité ou encore plus de rentabilité pour les investisseurs. Grâce à des taux d'emprunt favorables, une réactivité des professionnels de l'immobilier pour faire face aux contraintes et des signatures d'actes authentiques toujours assurées par les notaires, le nombre de transactions s'est maintenu. Le bien cœur de cible reste la maison de ville et l'investissement s'attache toujours en priorité à la petite surface ou à l'immeuble de rapport.

DÉSÉQUILIBRE

« Malgré la pandémie, les investissements immobiliers en Limousin restent sans conteste une valeur refuge et de nombreux nouveaux propriétaires bailleurs ont franchi le pas en privilégiant un placement dans la pierre plutôt que de rester à la merci des fluctuations bancaires. Les ventes de logements de type studio, T1 et T2 se sont envolées, et nombreuses ont été les demandes pour les immeubles de rapport avec une rentabilité de 8 à 10 %. Ce phénomène a généré un léger déséquilibre entre l'offre et la demande, créant une éphémère augmentation des prix pouvant aller jusqu'à 11,5 % pour les logements de petite surface », détaille Charles Colas (Citya Durivaud).

LOGEMENTS COLLECTIFS

Le nombre de ventes de logements collectifs neufs accuse une légère baisse en 2020 avec 158 logements vendus. Le marché est depuis quatre ans sur un plateau qui oscille autour de 165 logements. Les stocks s'écoulent bien même si l'offre ne progresse pas. Ce niveau d'activité est à contre-courant de la tendance nationale.

L'activité dans le marché de l'ancien résiste mais, dans le neuf, le collectif est dans le rouge avec une baisse qui avoisine les 30 %, surtout dans les zones tendues. Le secteur a été affecté par la crise sanitaire qui a bloqué puis freiné des chantiers mais aussi par le recul des permis de construire, les prix élevés, la pénurie de logements et, enfin, le report ou la remise en cause de certains projets immobiliers par des nouvelles équipes municipales.

En 2021, les ventes devraient progresser car la construction de 680 logements (dont 70 % en résidence) a été autorisée sur les 12 derniers mois glissants.

FONCIER

Candy Réjasse (La Limousine de construction) ne note pas de diminution factuelle sur l'année du nombre de terrains disponibles sur Limoges et son agglomération. En dix ans, le pourcentage de terrains vendus en zone urbaine est passé de 38 à 53 %.

« La demande porte toujours sur des surfaces de plus en plus réduites, de 300 à 500 m2 en secteur urbain et de 600 à 700 m2 hors agglo. La politique de densification des pouvoirs publics accélère la réduction des surfaces à bâtir en secteur urbain et suburbain. Les restrictions des zones à urbaniser appliquées dans les PLU vont tendre, à moyen terme, le nombre de lots disponibles et en conséquence nous pouvons prévoir une augmentation des tarifs », prévient-elle.

Pour Thierry Hubert, le vice-président régional des constructeurs et aménageurs de la Fédération française du bâtiment (LCA-FFB), « le gel de la quasi-totalité des chantiers causé par les deux confinements, a prouvé la résilience et l'agilité du secteur de la construction. Face à la baisse nationale, notre territoire a su résister : la baisse s'est limitée à 5 % pour les maisons neuves avec un recul de 4 % des mises en chantier en ce début d'année 2021. L'expérience du confinement a réévalué certains critères d'achat (plus d'espace et de verdure) avec un déplacement en périphérie des villes. La reprise du neuf reste conditionnée par le maintien du PTZ/Pinel, mais également par le positionnement des banques vis-à-vis des primo-accédants ».

LOCATION

Le marché locatif reste dynamique à Limoges, en 2020. Dans le neuf, la moyenne des loyers de petites surfaces a progressé, tandis que celle des logements plus grands a eu tendance à stagner, voire à baisser. Dans l'ancien, les biens de petite surface ont une moyenne de loyers en légère baisse alors qu'elle augmente légèrement pour les surfaces plus importantes.

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