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Dans notre dossier "Consommer local" : La vente en vrac, bio mais pas seulement !

08h00 - 09 juillet 2020
Dans notre dossier
En vrac, on peut trouver : pâtes, riz, légumes et fruits secs, céréales, biscuits, café, sucre en poudre, lessive, produits ménagers... (© Karrastock) - ©

Pas de gaspillage, ni d'emballage. Le vrac est en plein boom. Dans le sillage du bio qui a ouvert la voie, il s'étend à d'autres produits en privilégiant les circuits courts.

Quatre foyers français sur dix ont acheté des produits en vrac en 2019. C'est 40 % de plus que l'année précédente pour un chiffre d'affaires à 1,2 milliard d'euros. « La croissance moyenne du vrac est de 50 % par an depuis 2013 », précise Réseau Vrac, l'organisation professionnelle qui fédère la filière.

Acheter en vrac, c'est opter pour des produits sans emballage en choisissant la quantité dont on a besoin et pas plus ! Une pratique qui a naturellement trouvé sa place dans les magasins bio, contribuant à lutter contre la pollution environnementale et s'inspirant de la vente au poids dans les épiceries d'antan, supplantée dans les années 60 par le modèle du tout emballage en hypermarché.

Une offre plus variée

« Depuis plus de 30 ans, nous proposons une large sélection de produits en vrac », rappelle Biocoop dont « l'offre s'étend aujourd'hui à plus de 360 références ». Porté par le mouvement « zéro déchet », ce mode de consommation durable s'étend désormais au-delà du bio. Les franchises et les épiceries indépendantes surfant sur ce créneau poussent comme des champignons. Selon 60 millions de consommateurs, on compte aujourd'hui 355 boutiques 100 % vrac, contre 160 en 2015.

Parmi ces points de vente, beaucoup proposent, en libre-service, des produits non bio mais privilégient le local en circuit court et le made in France : pâtes, riz, légumes et fruits secs, céréales, biscuits, café, sucre en poudre, lessive, produits ménagers... La législation stipule qu'à compter de 2030, tous les produits de consommation courante seront concernés, « sauf exceptions dûment justifiées par des raisons de santé publique ».

Pour l'heure, il existe des restrictions liées aux cahiers des charges de certains produits en appellation (AOP) ou indication géographique protégée (IGP) et pour les cosmétiques. L'huile d'olive doit impérativement être servie par le commerçant.

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