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Messmer : un voyage euphorique et fascinant

09h00 - 01 avril 2022
Messmer : un voyage euphorique et fascinant
Le show est pour le moins fascinant

L'hypnotiseur Messmer revient à Limoges et présente un nouveau spectacle " Hypersensoriel " le 27 avril à 20 heures au Zénith de Limoges.

Comment avez-vous vécu le confinement et la crise sanitaire ?

La tournée a été à l'arrêt pendant 691 jours, sachant que je fais entre 150 à 200 représentations par an depuis une vingtaine d'années. Au début, je pensais que le confinement ne durerait pas longtemps. Comme j'étais en France, je suis rentré chez moi et j'ai proposé à ma femme de prendre des vacances au Mexique. Mais quelques jours plus tard, le Québec a également fermé ses frontières. Finalement avec ma femme, nous avons décidé de faire un nouvel essai pour avoir un autre enfant et... ça a marché ! Nous avons une petite fille qui s'appelle Magie et qui a 14 mois.

Vous qualifiez votre nouveau spectacle de " Voyage euphorique au cœur de vos 5 sens ". C'est-à-dire ?

Avec l'hypnose, on peut prendre conscience de nos cinq sens que l'on oublie au quotidien car on fait les choses machinalement sans réfléchir. On peut les redécouvrir car dans un état d'hypnose, on peut créer cette concentration, ce focus. C'est ce que je propose tout au long de la soirée dans des situations impressionnantes, loufoques, amusantes.

Vous parlez souvent d'un sixième sens. Qu'en est-il ?

(rires) Vous le découvrirez dans le spectacle ! Peut-être d'ailleurs qu'il ne s'agit pas du sixième sens auquel tout le monde pense...

Pensez-vous que nous puissions tous accroître nos capacités cérébrales, faire davantage " travailler notre cerveau " ?

Une image me vient à l'esprit : quand vous allumez une lampe, elle l'est à 100 % mais on peut avoir un variateur d'intensité. Le cerveau, c'est un peu pareil. On peut augmenter sa puissance d'opération, par exemple. On peut avec notre cerveau aller encore plus loin en termes d'intensité que ce qu'on connaît.

Comment utilisez-vous le virtuel et les nouvelles technologies dans la scénographie de ce spectacle ?

Quand une personne sous hypnose est à la plage, elle va sentir le sable sous ses pieds, les rayons du soleil... Mais lorsqu'elle va ouvrir les yeux sur scène, toujours dans un état d'hypnose, elle va voir le public, ce qui va l'empêcher d'être à 100 % dans l'aventure. Il y aura une distorsion entre le rêve et la réalité. Avec un casque de réalité virtuelle, elle pourra aller au-delà. C'est d'ailleurs l'un des points forts du show. Et le public pourra également voir ce que la personne voit grâce à un écran géant.

Au début de votre spectacle, vous proposez un exercice de réceptivité. Or tout le monde n'y parvient pas. Pourquoi ?

Le but est de savoir qui va bien réagir à la suggestion hypnotique. Quand l'exercice fonctionne, c'est que j'ai pu parler à votre subconscient directement qui accepte la suggestion. Pour ceux avec qui ça ne marche pas, cela nécessiterait davantage de temps ou une technique différente. Durant mon spectacle, j'utilise trois techniques et en dernière partie, je fais un numéro d'hypnose collective durant lequel plusieurs centaines de personnes vont être en état d'hypnose en même temps ! Même les sceptiques ne peuvent qu'y croire.

Vous imposez-vous des barrières éthiques ?

Même en état d'hypnose, on ne peut pas imposer quelque chose qui va à l'encontre de la personnalité de la personne. Si je demande un strip-tease à quelqu'un de pudique, il ne le fera pas. Soit il va s'éveiller, soit il restera inerte. Notre subconscient nous protège. Par ailleurs, mon spectacle est familial, réunissant plusieurs générations : je veux que tout le monde ait du plaisir dans le respect de chacun.

Vous rajoutez une corde à votre arc avec l'organisation de week-ends pour apprendre à maîtriser son subconscient...

J'en ferais l'annonce bientôt sur les réseaux sociaux. Ce seront des séminaires, qui auront lieu deux à trois fois par an, pour améliorer sa santé, changer son style de vie... avec cet atelier cérébral. Il y en aura en France, en Belgique, en Suisse, au Québec.

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